III* PARTIE. LETTRE LUI
• En commençant par de petites barres teUes que je viens de décrire , on peut pousser ces opérations successivement jusqu'à des barres d'une énorme grandeur et faites d'un bon acier trempé, où la force magnétique est le moins assujettie à la destruction. Il faut seulement observer que, pour frotter de grande barres , il faut en joindre plusieurs paires ensemble, dont le poids soit au moins deux fois plus grand que celui d'une grande barre. Mais il vaudra toujours mieux aller par degrés, et frotter chaque espèce des barres par d'autres qui ne sont pas beaucoup plus petites, où il suffirait d'en joindre deux paires ensemble: car, quand on est obligé de joindre plusieurs paires ensemble, les bouts par lesquels on frotte auront une trop grande étendue, et la matière magnétique, qui passe par là, s'empécbera elle-même de se diriger suivant la barre frottée; et cela d'autant plus qu'elle entre dans la barre perpendiculairement, tandis qu'il est nécessaire qu'elle y prenne une direction horizontale.
Pour faciliter ce changement de direction, il est bon que la matière magnétique y soit conduite par un petit espace ; et qu'elle ait déjà une direction approchante de celle qu'elle doit prendre au de- . dans de la barre touchée ; je crois qu'on réussirait à cet égard de la manière suivante :
y^fig- 46 représente cinq paires MM NN, jointes ensemble, mais non pas en forme de compas. En haut , il y a une barre de fer doux CD pour entretenir le tourbillon; en bas^ je ne frotte pas immé-