LETTRE LIV
(5 décembrr 1761 )
iir la fabrique des aimants artificiels en forme de fers à cheval.
Quiconque veut faire des expériences sur le manétisme doit être pourvu d'un grand nombre de îUes barres magnéticiues, depuis les plus petites
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jusqu'aux plus grandes , dont chacune peut être regardée comme un aimant à part , ayant ses deux pôles y l'un boréal et l'autre méridional'.
V. A. trouvera très-remarquable que, moyennant la plus faible force magnétique que nous jfbumit, soit un misérable aimant naturel , soit quelques pincettes de la cheminée , qui par le temps ont contracté un peu de magnétisme, on soit en état d'augmenter cette force de plus en plus, jusqu'à faire les plus grandes barres d'acier douées du plus haut degré de force magnétique dont elles soient susceptibles. Il serait superflu d'ajouter que par cette méthode on peut faire les meilleures aiguilles aimantées , non^seulement beaucoup plus grandes* que les ordinaires, mais aussi faites d'un acier trempé au plus fort , ce qui les rend plus durables. Je dirai encore quelque chose sur la fabrique des aimants a^ tificiels, qui ont pour la plupart la figure d'un fer à cheval, comme V. A. se souviendra d'en avoir vu.
Ces aimants artificiels rendent dans toutes les occasions les mêmes services que les naturels, et nous procurent, outre cela, l'avantage d'en avoir déplus forts, en leur donnant une grandeur suffisante. On les fait d'acier bien trempé , et la figure d'un fer à cheval semble la plus propre pour maintenir le tourbillon. Après que l'ouvrier a fait une telle pièce, on lui communique la force magnétique, et même la plus grande dont elle soit susceptible, par le moyen des barres magnétiques dont j'ai expliqué la construction. On comprend aisément que plus un tel .lumant est grand, plus on y doit employer de gran-