DE LA. GRANDEUR DES IMAGES
Loi*squ'uii tel veri*e nous représente Timage du soleil ou de la lune, ou d'une étoile à la distance d'un pied, Y. A. s'imagine aisément que ces images doivent être incomparablement plus petites que les objets mêmes. Une étoile étant beaucoup plus grande que toute la terre, comment serait-il possible qu'une image aussi grande nous fut représentée à la distance d'un pied? Mais comme l'étoile ne nous parait que comme un point, l'image qui en est représentée par un verre ressemble aussi à un point, et est par conséquent infiniment plus petite que l'objet même.
Uonc, dans chaque représentation faite par les verres, il y a deux choses à considérer : l'une regarde le lieu où l'image est représentée, et l'autre la véritable grandeur de l'image, qui peut être très-différente de celle de l'objet. I^ première étant déjà sufTisamment éclaircie, je m'en vais exposer à V. A. une règle très-simple, par laquelle elle jugera aisément dans chaque cas de quelle grandeur doit être l'image représentée par un verre.
Soit OP (Jig. 63) un objet quelconque situé sur Taxe du verre convexe MN : d'abord il faut chercher le lieu de l'image, qui soit en J; de sorte que le point J est l'image du bout O de l'objet, puisque les rayons émanés du point O y sont réui^s par la réfraction du verre. Voyons maintenant en quel lieu sera représentée l'image de l'autre point P de l'objet; pour cet effet, considérons les rayons PM, PA, PN, qui, partant du point P, tombent sur le verre : j'observe alors que le rayon PA, qui passe