LETTRE LXIII
(5 janrier 1763.)
Réflexions sur la représentation faite dans les chambres
obscures.
Quoique V. A. n'ait plus aucun doute sur les représentations qui se font dans une chambre obscure par le moyen d'un verre convexe, j'espère que les réflexions suivantes ne seront point superflues, servant à mettre cette matière dans un plus grand jour.
^ T . Il faut premièrement que la chambre sdil pff> faitement obscure ; car si elle était éclairée, là table blanche serait visible d'elle-même, et les particules de sa surface étant déjà ébranlées ne pourraient plus recevoir l'impression des rayons qui se réuni- * raient pour former les images des objets qui sont bors de la chambre. Cependant , pourvu que la chambre soit peu éclairée, on a{>ercevra toujours sur la taWe quelque chose de la représentation, quoiqu'elle ne soit pas si vive que si la chambit était entièrement obscure.
1. En second lieu, il faut bien distinguer la peinture exprimée sur la table blanche, de l'image que le verre représente par sa propre nature, comme je Tai exposé ci>dessus. Il est bien vrai que, plaçant la table dans le lieu même où l'image des objets est formée par le verre, cette image se confondra avec