‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 173 sur 253 · D£5 VERBES DE MYOPES · texte numérisé non relu

D£5 VERBES DE MYOPES

Comnie l'objet est supposé être infiniment éloigné, si le verre était convexe , le point o serait ce ({n'en nomme foyer; mais puisqu'ici il n'arrive âuctine concurrence réelle de rayons, on nomme alors ce point le foyer imaginaire du verre concave; quelques auteurs le nomment aussi le point de dispersion , puisque les fayons réfractés par le verre semblent être dispersés de ce point.

Les verres concaves n'ont donc point un vrai foyer comme les convexes, mais seulement un foyer imaginaire , dont la distance au verre Ao est cependant aussi nommée la distance du foyer de ce verre, et sert , par le moyen d'une règle semblable à celle qa'on donne pour les verres convexes, à déterminer le lieu de l'image, lorsque l'objet n'est pas infiniment éloigné. Or, cette image est toujours imaginaire; au lieu que, pour les verres convexes, elle ne devient imaginaire que lorsque l'objet est pins proche que la distance du foyer. San& entrer dans Texpiication de cette règle, qui regaffl^niquement le calcul , il suffit de remarquer :

I. Que lorsque l'objet OP est infiniment éloigné, nmage imaginaire op est représentée à la distance de fi!>yer du verre concave , et cela vers le même Cftté que se trouve l'objet. Cependant, quoique cette image soit imaginaire, l'œil placé en Eèst tout aussi bien affecté que si elle était réelle, comme j'ai eu l'honneur de le dire à V. A. au sujet des verres convexes , où l'objet est plus proche du verre que sa distance du foyer.

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