‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 174 sur 253 · II. Lorsqu'on approche davantage du verre l'ob · texte numérisé non relu

II. Lorsqu'on approche davantage du verre l'ob

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jet OP , son image op s'approchera aussi davaDlage du verre , mais de sorte que l'image sera toujours plus proche du verre que l'objet; au lieu que, pour les verres convexes, l'image en est plus éloignée que Tobjet. Pour mieux éclaircir cela , supposons que la distance de foyer du verre concave soit de six pouces. Si la distance de l'objet OÂ est

infinie , 3o , 12, 6 , 3 , 2 ,

la distance de l'image oA sera

LIl. Pour la grandeur de l'image imaginaire of^ on la détermine toujours par la même r^le. On tire du milieu du verre une ligne droite à l'extrémité de l'objet P, qui passera alors par l'extrémité /^ de l'image : cai*, puisque la ligne PA représente uo rayon qui vient de l'extrémité de l'objet, il faut que ce même rayon, après la réfraction , passe par l'extrémité de l'image; mais ce rayon PA, puisqu'il passe par le milieifJPl verre, ne souffre aucune réfraction; donc, il faut qu'il passe lui-même par l'extrémité de l'image, qui sera en/?.

IV. Cette image n'est pas renversée, fnais dans un sens naturel comme l'objet; et on peut observer cette règle générale, que, toutes les fois que Fiinage tombe du même côté du verre où est l'objely l'image est toujours représentée debout, soit que le verre soit convexe ou concave; mais quand Timage est représentée de l'autre côté du verre, alors Tiniage est renversée; or, ce cas ne saurait avoir lieu que dans les verres convexes.

V. De là il esl clair (jue les images représentées ir les verres concaves sont toujours plus petites Lie les objets : et la raison en est évidente, puisque s images sont plus proches que les objets; on n'a u'à regarder la figure pour s'assurer de celte vêlé. Ce sont les propriétés principales qu'il est bon B remarquer sur la nature des verres concaves, et i manière dont ils représentent les objets.

Maintenant il est aisé de coniprendre comment s verres concaves rendent de grands services à ?ux qui ont une vue courte. \^ A. connaît bien es pei-sonnes qui ne sauraient lire ou écrire, à loins qu'elles ne touchent presque le papier de ur nez. Afin donc que ces gens voient distinctelenty il faut qu'ils approchent les objets de leurs îux, et je crois avoir déjà remarqué qu'on leur 3nne le nom de myopes : à ceux-ci les verres conives seront d'un excellent usage, car ils leur repésentent les objets les plus éloignés comme étant n près : les images n'étant plus éloignées de ces nres que de leur distance de foyer, qui, pour la iupart , ne surpasse pas quelques pouces.

Il est bien vrai que ces images sont aussi beau- Hip plus petites que lès objets mêmes; mais cela apporte aucun obstacle à la vision distincte. Une etile chose de près nous peut paraître plus grande q'uû Irès-grand corps lorsqu'il est fort éloigné. En ïel, une pièce de deiix drejer{ï) paraîtra à V. A.

(i) Petite monnaie d'argent, qui est la quaraiite-huitième rtie d*un écu , et un peu plus grande que la prunelle de l'œil.

[Note des anciennes éditions.)

366 II r PARTIE. LETTRE LXVII.

plus grande qu'une étoile du ciel, quand même cette ëtoile surpasserait de beaucoup la terre en grosseur.

Ceux doqc qui ont la vue courte, ou les myopes, ont besoin de verres qui leur représentent les ob* jet^ plus près, et ce sont les verres concaves. Or, ceux qui ont la vue trop longue, qu'on nomme presbytes j ont besoin de verres convexes, qui leur repi*ësenlent les objets dans un plus grand éloigneixient.

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