DES TÉLESCOPES
ous un angle beaucoup plus grand , alors on est x>rté à s'imaginer que ces hommes sont actuellement leaucoup plus proches, puisqu'on les verrait alors effectivement sous un angle d'autant plus grand, tlais lorsqu'il s'agit d'objets peu connus, comme lu soleil et de la lune, alors aucune estime de disance ne saurait avoir lieu. Ici , le cas est tout à fait liflerent de celui dont j'ai eu l'honneur de parler à V. A., où un verre concave, dont se servent ceux ]ui ont la vue courte, représente les images des >bjets à une fort petite distance : par exemple , le ^erre concave dont je me sers me représente les mages de tous les objets éloignés à la distance de I pouces; cependant je ne m'imagine point que le îoleil, la lune et les étoiles soient si près de moi. Unsî, nous ne jugeons pas les objets là où se trouvent leurs images représentées par les verres ; nous le croyons aussi peu que l'existence des objets dans nos yeux, quoique leurs images y soient dépeintes; îi Y. à. se souviendra bien que le jugeipent sur la Imitable distance des objets, de même que celui (ur leur véritable grandeur, dépend de circonstances kHJtes particulières.
Le but principal des télescopes est donc de grosûr ou de multiplier l'angle sous lequel les objets paraissent à la vue simple, et de là la division principale des télescopes se fait selon l'effet qu'il s procurent; de sorte qu'on dit que tel télescope grossit 5 fois, un autre lo fois, un autre 20 fois ou 3o fois, et ainsi de suite. Là-dessus, je remarque que les lunettes de poche grossissent rarement au delà de 10 fois; mais II. 25