‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 188 sur 253 · III* PARTIE. LETTRE LXXIII · texte numérisé non relu

III* PARTIE. LETTRE LXXIII

les images qui seront successivement représentées par les deux \ erres, dont la dernière est l'objet immédiat de la vue de celui qui regarde dans la lunette.

IV. Or, l'objet Ee étant infiniment éloigné du verre convexe PAP, son image sera représentée derrière le verre en Ff, de sorte que A F soit égal à la distance de foyer du veire ; et la grandeur de cette image Ff est déterminée par la ligne droite fkcy tirée de l'extrémité de l'objet e par le milieu du verre A ; par où l'on voit que cette image est renversée, et autant de fois plus petite que l'objet, que la distance AF est plus petite que la distance AE.

V. Maintenant cette image F/" tient lieu de lobjet, par rapport au veiTe oculaire QBQ; puisque les rayons qui tombent sur ce verre sont ceux mêmes qui voudraient presque former l'image F^ mais qui sont interceptés dans leur route par le verre concave QBQ ; de sorte que cette image n'est qu'imaginaire : l'effet en est cependant le même que si elle était réelle.

VI. Cette image F/i que nous regardons à présent comme un objet, se trouvant à la distance de foyer du verre QBQ, sera transportée presque à l'infini par la réfraction de ce verre. La figure précédente marque cette nouvelle image en G^, dont la distance AG doit être conçue comme infinie, et les rayons réfractés pour la seconde fois par le verre QBQ tiendront la même route comme s*ils venaient effectivement de l'image G^^.

Page 1