DU BLEU DU GIEL
vrions d'autres rayons que ceux qui vieuDent immédiatement du soleil. Par conséquent tout le ciel , excepté le lieu où est le soleil , nous paraîtrait tout à fait obscur; et au lieu de ce beaM bleu brillant , si nous regardions en haut, nous n'y découvririons qu'un noir très-foncé et une nuit la plus obscure.
\jà.fig. vil représente le soleil, et le point O est un spectateur dont Tœil ne recevrait d'autres rayons d'en haut que du soleil, de sorte que toute la clarté serait renfermée dans le petit angle EOF. En portant sa vue vers une autre région du ciel , comme vers M, on n'en recevrait aucun rayon, et il en serait de même que si l'on regardait dans un lieu entièrement obscur; or, tout endroit qui n'envoie point des rayons de lumière est noir. Je fais id abstraction des étoiles dont le ciel est rempli; car, en dirigeant l'œil vers M, rien n'empêche que les rayons des étoiles qui se trouvent dans cette région n'edtrent dans l'œil ; et même ces rayons auraient d'autant plus de force, qu'ils ne souffriraient aucun affaiblissement par l'atmosphère, telle que je viens de la supposer. On verrait donc toutes les étoiles en plein jour aussi bien que dans la nuit la plus obscure ; inais il faut considérer que tout ce plein jour K réduirait au seul petit angle £OF, tout le reste du ciel étant aussi obscur que la nuit.
Cependant, tout près du soleil, les étoiles nous seraient invisibles, et nous ne verrions point, par exemple, l'étoile N; puisqu'en la regardant notre œil recevrait en même terajy les rayons du soleil , desquels il serait si vivement frappé, que la faible