DU BLEU DU CIKL. S
ine au fond de Fœil^ étant déjà frappés par une re très-forte y ne sauraient plus être sensibles à lie impression des étoiles.
^. n'a qu'à se rappeler que le clair de la pleine »t déjà plus de 3oo ooo fois moindre que celui \eily pour se convaincre que la clarté qui nous des seules étoiles n'est rien en comparaison de du soleil. Or, la seule clarté du ciel pendant r est déjà si éclatante, que, quoique le soleil rouvert y elle surpasse encore plusieurs mille die de la pleine lune.
A. aura déjà remarqué que, même de nuit, le la lune est pleine, les étoiles paraissent ;oup moins brillantes, et qu'on n'en voit que us grandes, surtout dans le voisinage de la de sorte que toujours une plus grande lumière 'e une plus faible.
si est-ce un très^rand avantage que notre phère commence à être éclairée par le soleil même qu'il se lève, parce que cela nous dis- I soutenir ensuite son vif éclat, qui nous serait portable si le changement de la nuit au jour subit. Le temps pendant lequel l'atiifosphère it éclairée avant le lever du soleil , et cod-« encore de la clarté après le coucher du so- ^'appelle crépuscule. Comme c'est un sujet la considération est de quelque importance , I propose d'en entretenir plus amplement C'est ainsi qu'un article de physique en en-i un autre.
510 III' PAHTIE. LETTRE Cl.
MS de réther y tombe en M , il De continuera pa^ 8a route suivant la même ligne droite MN ; mais en entrant dans Tair, il prendra une autre route MR un peu différente de MN, et Tangle NMR est nommé Tangle de réfraction , ou simplement la réfraction.
III. J'ai déjà remarqué que cette réfraction est d'autant plus grande, que le rayon SM tombe plus obliquement sur la surfhce de l'atmosphère, ou que Tangle BMS est plus petit ou plus aigu. Car si le rayon SM tombait perpendiculairement sur la sn^ ftice de l'atmosphère, ou que l'angle BMS fût droite alors il n'y aurait point de réfraction , mais le rayon continuerait sa route selon la même ligne droite. Cette r^le est générale dans toutes les réfractions, de quelque nature que soient les deux milieux que les rayons traversent.
IV. Que l'arc de cercle AOB {Jig. i a5 ) représente la surface de la terre, et que l'arc EMF termine l'atmosphère. Donc, si Ton tire en O la ligne OMV qui touche la surface de la terre en O, elle sera horizontale. Maintenant que le soleil se trouve encore au-dessous de l'horizon en S , de sorte qu'il nous serait encore invisible, puisque aucun de ses rayons ne pourrait arriver jusqu'à nous en ligne droite, et que le rayon SM, étant continué en ligne droite, passerait au-dessus de nous en N. Mais comme il tombe en M sur Tatmosphère, et cela très^bliquement , l'angle FMS étant très-petit , il y souffrira une réfraction assez considérable ; et au lieu de passer en N, il pourra parvenir précisément en O ; de sorte que le soleil nous soit déjà visible, quoiqu'il se
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izon commence à être éclairée en R; et à mesure |ue le soleil s'approche de l'horizon, une plus grande partie en sera éclairée jusqu'à ce qu'elle devienne tout à fait lumineuse.
Cette considération me conduit à un autre phénomène non moins intéressant qui lui est très^étroilemen t lié : c'est que l'atmosphère produit encore oel effet-ci, par lequel nous voyons tant le soleil que leâ autres astres quelque temps avant qu'ils se lèvent au-dessus de notre horizon , et encore quelque temps après leur coucher. La raison de ce phénomène est la réfraction que les rayons souffrent en passant de l'éther pur dans l'air grossier [{ai constitue notre atmosphère : je vais en donner l'explication.
I. D'abord les ravons de lumière ne continuent leur route en ligne droite, qu'en tant qu'ils se meurent dans un milieu transparent de la même nature. Dès qu'ils passent d'un milieu dans un autre, ils sont détournés de leur route rectiligne, et leur chemin devient comme rompu ; c'est ce qu'on nomme la réfraction , dont j'ai eu l'honneur d'entretenir msez longtemps V. Â., en expliquant comment les rayons, en passant de l'air dans le verre, et ainsi réciproquement, souffrent une réfraction.
IL Or. l'éther et l'air étant aussi deux milieux difTérents, lorsqu'un rayon passe de l'éther dans l-air, il faut nécessairement qu'il éprouve quelque réfraction.
Ainsi l'arc de ce cercle AMB (Jig. i a4 ), terminant notre atmosphère en haut , si un rayon de lumière