LETTRE CIL
(... aminés.)
Sur ce que les astres nous paraissent plus élevés qu'ils ne le sont efTectivementy et sur la table des réfractions.
y. A. vient de comprendre un eflet bien singulier de notre atmosphère, par lequel nous voyons le soleil et tous les autres corps célestes dans FborizoD, quand ils se trouvent encore actuellement plongés au-dessous, et qu^ils nous seraient absolument invisibles sans la réfraction de Tatmosphère. C'est aussi par la même raison que le soleil, ainsi que toutes les étoiles, nous paraissent toujours plus élevées audessus de l'horizon qu'elles ne le sont effectivement; ce qui fait que l'on doit soigneusement distinguer la hauteur apparente d'une étoile, de sa véritable hauteur à laquelle elle paraîtrait, s'il n'y avait point d'atmosphère. Je vais mettre ceci dans tout son jour.
I. Que l'arc AOB {fig. ia6) soit une partie de la surface de la terre, et O le lien où nous nous trouvons, par lequel on tire une ligne droite HOR qui touche la surface de la terre, et cette ligne HOR nous indiquera le véritable horizon. Ou bien qu'on érige en O verticalement la Ugne droite OZ, qui est la même qu'un fil suspendu et chargé d'un poids indiqué : cette ligne est nommée ici verticale, et le point du ciel Z, auquel elle aboutit, porte le nom de zénith. Or, cette ligne OZ est perpendiculaire sur
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rhoi'izontale HOR , de sorte que Tune étant connue, on peut aisément déterminer Tautre.
IL Cela posé, soit une étoile en S {Jig. 127); « s'il n'y avait point d'atmosphère , le rayon SMO pas^ serait en ligne droite à Tœil O , et nous la verrions dans la même direction OMS où elle se trouve actuellement, ou bien nous la verrions dans son vé» ritable lieu. Alors on mesure l'angle SOR que fidt le rayon SO avec l'horizon OR, et cet angle est nommé la hauteur de Tétoile, ou son élévation audessus de l'horizon. Ou bien on mesure l'angle SOZ que fait le rayon SO avec la ligne verticale OZ , dirigée vers le zénith ; et puisque l'angle ZOR est droit, ou de go d^rés, on n'a qu'à soustraire l'angle SOZ de 90 d^rés , pour avoir l'angle SOR, qui donne la véritable hauteur de l'étoile.
III. Tenons maintenant compte de Fatmosphère que je suppose terminée par l'arc HDNMR, et je remarque d'abord que le rayon précédent de l'étoile SM, en entrant en M dans l'atmosphère, ne continue pas sa route vers l'œil en O , mais qu'à cause de la réfraction, il prendra un autre chemin, comme HP, et n'entrera point par conséquent dans nos yeux; de sorte que si l'étoile ne lançait que ce seul i-ayon SM vers la terre, elle nous serait absolument invisible. Or, il faut considérer que chaque poinl lumineux darde ses rayons en tout sens, desquels tout l'espace est rempli.
[V. Parmi tous les autres rayons il s'en trouvera donc quelqu'un, comme SN, qui en haut, dans l'atmosphère en N, y est rompu ou réfracté, en sorte