PARTIE. LETTRE XLVII
eus de la vërifé du fait. Les vérités de la première classe sont aussi bien vérités que celles de la seconde, quoique les preuves que nous en avons soient entièrement différentes.
Je passe à la troisième classe des vérités, qui sont celles de la foi, et que nous croyons , parce que des personnages dignes de foi nous les rapportent ; ou bien quand nous pouvons dire :
Cette chose est vraie, puisqu'une ou plusieurs personnes dignes de foi nous Font assurée.
Cette classe renferme donc toutes les vérités /listoriques. V. A. croit sans doute qu'il y a eu autrefois u« roi de Macédoine, nommé Alexandre le Grand, qui s'est rendu maître du royaume de Perse, quoiqu'elle ne l'ait point vu, et qu'elle ne puisse pas démontrer géométriquement qu'un tel homme ait existé sur la terre. Nous le croyons sur le rai> port des auteurs qui ont écrit son histoire, et nous ne doutons pas de leur fidélité. Mais ne serait-il pas possible que tous ces auteurs eussent fait un compjkftt de nous tromper? Nous avons raison de mépriser cette objection , et nous sommes aussi bien ooovaincus de la vérité de ces faits, au moins d'une gi|inde partie, que nous le sommes des vérités de Japremière et de la seconde classe.
Les preuve de ces trois classes de vérités sont bien différentes; mais si elles, sont bonnes chacune dans son espèce, elles doivent nous convaincre également. V. A. ne doutera pas que les Russes et les Autrichiens n'aient été à Berlin, quoiqu'elle ne