‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 54 sur 253 · III* PA.BT1E. LETTRE VI · texte numérisé non relu

III* PA.BT1E. LETTRE VI

est capable de rendre électriques , cet attouchemer ne leur communique aucune électricité. D'où la dî tip^ction de ces deux classa de corps devient d'autai plus digne d'attention , les uns étant propres à dev( nir électriques pai* le frottement, et point du toutps coimpiunication; les autres, au contraire, ne devi nant électriques que par la communication, et poil du tout parle frottement.

Tous les métaux appartiennent à cette demièi classe ; et la communication va si loin , que quan on présente un bout d'un fil d'archal à un cor] électrique, l'autre bout devient électrique, quelqi long que soit ce fil ; et en appliquant encore un auti fil au dernier bout du premier, l'électricité se r pandra aussi par toute la longueur de cet autre fi de sorte que par ce moyen on est en état de tran mettre l'électricité aux plus grandes distances.

L'eau est pareillement une matière qui reçoit a sèment l'électricité par communication. On a éle trisé des étangs tout entiers ; de sorte que quand c y approcha le doigt, on en a vu sortir des étinceU et on a senti une douleur.

Il est maintenant aussi hors de doute que 1 éclairs et le tonnerre ne sont que l'efTet de l'électi cité des nuages, qui sont devenus électriques quelque cause que ce soit. Un orage nous pi en grand les mêmes phénomènes de l'élecrriciiâ^ les physiciens nous montrent en petit par h périences.

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