‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 67 sur 253 · ÏII* PARTIE. — LETTRE XVI · texte numérisé non relu

ÏII* PARTIE. — LETTRE XVI

met al F , attachées à la barre de fer FG , suspei due par dci cordes de soie H et I, afin que la ban oe touche nulle part à des corps à pores ouverts. ^||la posé, V. A. sait que, par le frottement conlr le coussin D , Fétlier passe du coussin dans le vent Q^ il client plus comprimé et par conséquent pk élËtstique ; de là il passera donc par les franges dans la barre de fer FG ; car quoique les pores d verre soient assez fermés, puisque Téther s'aca mille dans le globe de plus en pfus par le fitftt< ment, il détient bientôt si surchargé, quil*l échappe par les franges de métal poîrr se décfaai ger dans la Barre, d'où celle-ci devient égalemei électrique. •

De là V. Â. voit que tout ce superflu d'éther e fourni par le coussin, qui en serait bientôt dépouill s'il n'aVait point une libre communication avec IN chafaudage qui soutient la machine, et par là ave la terre tout'**entière , d'où le coussin est à chaqii instant de nc^véau rempli d'éther; de sorte qil f^éhit que le frottement dîire, il en a copieusenét pour comprimer davantage celui qui se trouve dar le globe et la barre. Mais si ttoote la machine n pose sur des piliers de verre comAie M et N,!o qu'elle soit suspendue* par des cordes de soie , d sorte que le coussin n'ait aucune communicatio avec des corps à*pores ouveils, d'où le défôut âS ther y puisse être suppléé, le coussin sera bietitt dépouillé de son éther, et l'électricité dans j€f glob efla barre ne saurait être portée au delà d'un cei tain degré, qui sera à peine sensible, à moins qii

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le coussin ne soit .cl*un volume prodigieux. Pour suppléer à ce défaut^ on met le coussin D en communication avec une grande masse de métal E, dont 1 ether soit suffisant pour en fournir assez au globe et à la barre , et y porter l'éther à un si haut d^ré decompressioq.

Par ce moyen on procurera au globe et à la barre une électricité positive , comme j'ai eu Fhonneur de l'expliquer à V. A. Mais à mesure que le globe etlabarre deviennent surchargés d'éther, le coussin et la masse métallique E en perdent précisément iQtaDt, et acquièrent par là une électricité négative ; de sorte que nous avons ici à la fois les deux espèces d'électricité : la positive dans la barre, et la négative dans la masse métallique. L'une et l'autre produit son effet conformément à sa nature. Quand on présente le doigt à la barre , il sortira de la barre une étincelle en forme d'aigrette , et on verra un point lumineux au doigt; mais si l'on présente le doigt à la masse métallique , l'aigrette sortira du doigt y et on verra le point lumineux à la masse.

Concevons aussi deux hommes placés sur des masses de poix pour les mettre hors de toute communication avec des corps à pores ouverts; que l'un toucfie à la barre et l'autre à la masse métallique, pendant que la machine est mise en action; il est clair que le premier qui touche à la barre deviendra électrique positivement, ou surchargé d'éther, pendant que l'autre, qui touche à la masse métallique, acquerra une électricité négative, et sera

dépouillé de son étlier.

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