‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 68 sur 253 · II. lO · texte numérisé non relu

II. lO

1 46 m* PARTIE. LKTTRE XVI.

Voilà donc deux hommes Tun et l'autre électr ques, mais d'une nature tout à fait contraire , quo qu'ils aient été rendus électriques par la mén machine. L'un et l'autre sera entouré d'une alm( sphère électrique , qui dans l'obscurité paraîtra sov la forme d'une lueur à peu près comme les peintre représentent les saints : la raison en est , que c l'un l'éther superflu échappe insensiblement dai J'air environnant, et qu'à l'égard de l'autre, l'éthi contenu dans l'air s'insinue insensiblement dai son corps. Ce passage , quoique insensible , sera a compagne d'une agitation d'éther, d'où résulte lumière.

Il est clair que ces deux électricités sont direct ment opposées; mais pour s'en convaincre, ces dei hommes n'ont qu'à se donner les mains ou se toi cher seulement, et on verra sortir d'eux des étinc^( très-fortes, et eux-mêmes ressentiront des douleu très-vives.

. Si ces deux hommes étaient électrisés de la niéii espèce, ce qui arriverait si tous les deux touchaiei ou la barre ou la masse métallique , ils pourraier se toucher impunément, sans la moindre marqu d'étincelle et de douleur, puisque l'éther conten dans tous les deux se trouverait dans le même étal tandis que dans l'autre cas leur état est tout à fa contraire.

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