LETTRE XXV
(SS août 1761.)
De la latitude y et de l'influence qu'elle a sur les saisons.
et la longueur des jours.
Je commence encore par la mêmey^. i3 ou 14^ qui sera déjà assez familière à V. A.. Le cercle entier représente le globe de la terre; les points A et B, ses deux pôles : B, le pèle boréal, septentrional ou arctique; A, le pôle austral, méridional ou antarctique; de sorte que la droite BA, tirée au dedans de la terre et passant par son centre C^ soit Taxe de la terre. Ensuite, DME est Téquateur qui divise la terre en deux hémispbèi*es , l'un DBE boréal, et lautre DAE méridional.
Considérons maintenant un lieu quelconque L , et lirons son méridien BLMA, qui, étant un demioercle , passe par ce lieu L et psff les deux pôles B et A. Cest doue le méridien du lieu L qui est partagé par yéquateur en M en deux parties éfpkles , étant deux quarts de cercle dont chacun contient
178 lir PARTIE. LETTRE Xxiv.
un globe autrement que par un cercle {/ig. i3 V. A. y suppléera par rimagination. Ainii B, A, éut les deux pôles de la terre^ B le boréal, et A Taustn DMNË représentera l'équateur, ou plutôt cette nu tié qui est tournée vers nous, l'autre moitié de 1 quateur nous étant cachée de l'autre côté.
La ligne DMNE nous représente donc un den cercle , aussi bien que BDA et BEA , tous ces den cercles ayant leurs centres au centre du glcdie G( se peut encore imaginer une infinité d'autres daa cercles, tous tirés par les deux pôles A et B de terre, et passant par autant de points différents < l'équateur qu'il y a de demi -cercles différeot comme BMA , BNA; ceux-ci seront tous semblaU aux premiers demi-cercles BDA et BEA. Quoiqi dans la figure leurs traits soient très différents, ï ■lagination y doit suppléer^ car sur un ^lobe actu la chose est très-évidente.
Tous ces demi-cercles tires d'un pôle à TauM par quelque point de l'équateur qu'ils passent, soff nommés méridiens; ou bien un méridien n'est auù chose qu'un demi-cercle qui sur la surface dtJ terre est tiré d'un pôle à l'autre; d'où V. A. «on prend que, prenant uu lieu quelconque sur la sui face de la terre, comme le point L, on peut toi jours concevoir un méridien BLMA, qui, en passai par les deux pôles , traverse ce lieu L. C'est îbIoi qu'on nomme ce méridien le méridien du lieu I Si, par exemple, L était BeHin, le demi-cercle BLH serait le méridien de Berlin; et ainsi de même p9 rapport à tous les aulres lieux de la terre.