LIT
Montréal, 13 octobre 1759.
Je réponds à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire dernièrement. M. de Vaudreuil m’a communiqué les lettres que vous lui adressez de M. Bernier et celle de M. Monckton. Il n’est point douteux que ce ne soient les allées et venues des négociants qui instruisent les Anglois, et que ce ne soient eux qui leur donnent les lumières, tant pour les faire hiverner que pour faire vivre le peuple; ils leur disent la façon de s’y prendre. Il faudroit que M. Bernier sût le nom de celui qui a porté au général anglois les lettres des deux officiers prisonniers à Batiscan ; je le prie de s’en informer, Tous les François qui sont à Québec cherchent à faire leur cour pour se procurer des aisances. Je le connois parce que ces négociants me le répètent euxmêmes.
M. de Vaudreuil répond à M. Monckton qu'il laisse l'affaire du 13, par rapport aux blessés qui sont à l'hôpital et qu’il dit être prisonniers en litige; les cours en décideront; qu’il renverra à M. Amherst tous les prisonniers, et qu'il lui renvoie M. Figuiéry et M. de Braux. Il avoit déjà écrit à M. Saunders, en le prévenant qu’il lui renvoyoit les deux jeunes gardemarine,
Il est bientôt temps de penser au renvoi de tous les prisonniers par Carillon, sans quoi nous recevrons très tard les nôtres, ou nous ne les recevrons point du tout, Sous quinze jours, il n’y aura, quant aux propositions
d’une trève..……. *, Je travaille à connoître bien notre situation pour l'hiver, tant pour les vivres que pour les vêtements et les armes; car l’un est aussi nécessaire que l’autre dans cette saison, M. de Vaudreuil et vous jugerez là-dessus le mal que vous pouvez faire à l'ennemi, et s’il sera comparable au bien que vous retirerez de laisser reposer vos habitants et de soulager le gouvernement de Montréal, en envoyant consommer les vivres de la côte du Sud d’en bas, pour que les Anglois n’en profitent pas. Les curés se font d'avance un grand plaisir dans cette côte de vendre leur dîme en argent aux Anglois ; il y en a qui me l’ontdit. Il est sûr que tout le gouvernement de Québec se fait une fête de pouvoir leur vendre quelque chose pour de l'argent comptant.
Au surplus, la proposition de la trève est une affaire délicate et qu’il faut peser. Votre valet de chambre travaille à vous faire accommoder la maison de M. de Montcalm; je lui ai donné les ordres qu’il m'a demandés,
B1GoT.
P.S.— Je pense bien que dans les conventions de trève les Anglois regarderont tout le bas à eux. M. Cadet donne ordre à Miot de faire une levée, suivant notre ancienne ordonnance, de bestiaux pour votre armée ; mais il faut la diminuer considérablement, sans quoi elle mourra de faim; et je ne vois pas trop com-
* Cette phrase est incomplète dans le manuscrit.
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ment pourra subsister, pendant l’hiver, la garnison de Jacques-Cartier et l'avant-garde ; le tout devant former mille hommes. Je regarde cela impossible, par le compte des bestiaux que je viens de me faire rendre, Ilnya pas une livre de lard, Je vais en parler à M. de Vaudreuil. Nous aurons assez de vêtements ; on lesenverra pour ceux qui devront passer l'hiver.
Montréal, 15 octobre 1759.
Je n'ai reçu que hier la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 10.
Les deux goélettes n’attendent que le vent pour partir. Elles sont prêtes depuis plusieurs jours. Il est à souhaiter que nos équipages soient retirés avant qu’ils apprennent qu'on ait fait quelque coup sur eux,
Je vous ferai rendre à J acques-Cartier les équipements, lorsque vous jugerez que la campagne sera à la veille de commencer.
Le 16 [octobre 1759], à 9 heures du soir.
Voilà enfin les Anglois en mouvement, et nous avons perdu nos chebecs qui se sont coulés, et il est à craindre
que l’équipage périsse en s’en retournant par le chemin qu'ils ont pris. Monsieur le général donne les ordres pour faire marcher tout le monde, qui ne montera pas haut : quinze cents hommes en feront l'affaire; mais ce sont les vivres qui nous manqueront le plus. J'ai vu par moi-même la mauvaise volonté des habitants pour battre et livrer leurs bœufs, et cela à l'exemple de la gentilhommerie et des officiers qui crioient comme des diables qu’on prenoit leurs bœufs. Je leur ai toujours cité le gouvernement de Québec qui n’a jamais dit mot, Je fais toujours enlever. Je vais faire chercher demain toutes les farines de la ville ; je montre l'exemple, car j'en donne vingt quarts que j'avois sauvés du Palais,
Voici pour le coup le dénouement du Canada. Dieu veuille que nous ne fassions pas quelque quiproquo! Il seroit à désirer que cette nouvelle ne percât à Québec qu'après le départ des vaisseaux. Je suis d'avis de retarder les goélettes. Montréal est plein de gens de Québec qui vont et qui viennent; vous ne les laisserez sûrement pas passer.
Brcor.
P. S. — Ordonnez, si vous voulez bien, à M. Vauquelin de ne point laisser passer de bâtiments. Je sais qu'il y a de petits bâtiments de Batiscan qui vont à Québec et passent la nuit devant Jacques-Cartier; ils y portent des provisions.
Montréal, le 21 octobre 1759.
J'ai reçu les deux lettres dont vous m'avez honoré les 18 et 19.
Vous devez recevoir aujourd’hui, si vous ne l’avez pas déjà recu, deux cents sacs de farine ; et il en partira demain deux mille minots de Terrebonne. Il nous en faut tant de tous côtés que nous avons bien de la peine à fournir; l'habitant est malade ou est à la guerre, et comment faire battre? Cela est presque impossible, 11 faut cependant en venir à bout ou abandonner tout. Nous sommes dans une mauvaise situation, et on ne le pensera pas en France, parce qu’on y ignore que l’habitant fait la guerre et que, pendant ce temps-là, il ne travaille pas pour se nourrir.
Il est grand temps que le gouvernement de Montréal arrive ou, pour mieux dire, le bataillon de la ville. Dieu veuille qu’il ne soit pas malade à son arrivée, comme les habitants de la campagne! Ils le sont presque tous, et M. de Bourlamaque n’a pas reçu un homme de cinq cents qu’il demandoit et qui avoient ordre de se rendre, M. de Vaudreuil craint plus pour ce côté-ci que pour Jacques-Cartier, et il vous écrit en conséquence, Ce qu'il y a de sûr c’est que M. de Rigaud ne peut avoir de quoi former son camp; il ne s’est pas rendu cent cinquante hommes depuis quatre jours; tout le monde est malade. Montréal pris, tout est dit. Il n’en seroit pas de même de Jacques-Cartier, et cela ne nous empêcheroit pas de passer l'hiver à Montréal,
M. Denel nous assura qu'il avoit vu embarquer des troupes de terre.
Si les ennemis ne percent pas par les Rapides, lorsqu’ils attaqueront l’Ile-aux-Noix ou qu’ils viendront par terre pour la tourner ou pour se rendre à la Prairie, je doute qu'ils réussissent, surtout si nous avons eu le temps de faire monter deux frégates du munitjonnaire dans la rivière de Chambly. Le Colibri s’y rendra demain bien armé,
Il arriva hier au Sault soixante-dix hommes des chebecs, épuisés de fatigue et de faim, Les autres étoient dispersés dans le bois ; on a envoyé au-devant. La goélette commandée par Saint-Onge est revenue à l'Ile-aux-Noix.
BIGOT
P. S.— Peut-être que Selleri vous trouvera en chemin, M'"° Péan me charge d’avoir l'honneur de vous faire bien des compliments de sa part,
Nous n'avons tout au plus de bateaux ici que pour le courant du service ; ils sont tous à Chambly et à Saint-Jean ; et où prendre du monde pour vous les envoyer? On ne peut y penser qu'après cette affaire finie, Cadet a envoyé du sel à Jacques-Cartier, mais en petite quantité, J'écris à M. Tonancour de faire ramasser les bateaux; je l'en avois déjà prié.
Le 22 octobre 1759.
Malgré toutes vos précautions, Québec sera informé du mouvement de M. Amherst, Nous n'avons pas eu de nouvelles de M. de Bourlamaque aujourd’hui, Nous sûmes hier que quinze ou vingt berges s’étoient approchées de l’Ile-aux-Noix, à portée et demie de canon. Le monde ne se rassemble pas et nous sommes fort heureux que M. Ambherst n'aille pas plus vite en besogne, Je croirois pour peu qu’il ne veut que se montrer et prendre des connoissances, ou qu'il est sûr du beau temps. Si nous avions quelques soldats à envoyer dans les paroisses, il n’y auroit pas tant de maladies prétextées ; il n’y en a pas un dans Montréal, ni sergent et encore moins d'officier.
M. de Vaudreuil persiste à vous demander du monde, dans la crainte que M. Amherst fit quelque portage et laissât l’Ile-aux-Noix ; car, s’il en entreprenoit le siège, le mauvais temps le prendroit sûrement et il seroit obligé de l’abandonner.
Vous aurez de la peine à finir votre fort pour les établissements, faute de madriers et de planches.
Il n’est point douteux que votre présence est nécessaire à Jacques-Cartier, et que, si l'ennemi savoit que vous n’y êtes plus, il jugeroit l’armée très foible. On voudroit vous avoir partout, mais cela n’est pas possible,
Je compte qu’il y aura assez de vivres aux Trois- Rivières pour le passage des troupes et Canadiens que vous nous envoyez, supposé que M. Amherst n'ait pas fait prendre les farines qui sont au Cap-de-la-Madeleine,
J'aurai soin que votre maison soit prête à vous recevoir,
M. le marquis de Vaudreuil m'a dit que vous avez bien fait de retenir les bœufs de M. de la Gorgendière,
Les goélettes parties de Jacques-Cartier, il n’y aura plus à douter que les Anglois ne sachent le mouvement de M. Amherst, ils le sauront même plus vite. (le reste est incompréhensible),
Je ne vois pas trop comment vous nous ferez passer le bataillon que M. de Vaudreuil vous demande. Aurezvous assez de bateaux? Quand ces troupes auront été à leur destination, il faudra bien nous en renvoyer les bateaux. Si une partie vient par terre, je ne sais si vous aurez des souliers françois à leur faire donner.
Bicor,
P.S.— M" Péan a l'honneur de vous faire mille compliments, M. de Malartic a été faire la revue des logements dans les quartiers ; il en formera un rôle qu’il me rapportera ; il mettra bien cette partie en règle tout seul; je n'avois personne à lui donner pour faire pour moi.
Montréal, le 23 octobre 1759.
Vous verrez par la lettre d'hier de M. de Bourlamaque que les Anglois ont descendu, suivant le rapport des sauvages, à deux lieues au nord au-dessus de l’Ile-
aux-Noix, Perrot prétend avoir visité le lieu où ils sont, et qu'il y a un petit bateau qui mène jusqu’à la prairie de Boileau, plus bas que notre île, et que le portage est beau, T1 paroît aussi qu'ils voudroient venir par la rivière du Sud. Il y avoit, le 21, vingt berges ou gros bateaux, S'il y avoit du monde à nous dans cette partie, il n’y auroit rien à craindre; mais il ne s’y est pas encore rendu un homme. J’envoie demain à Berthier cinq bateaux pour passer les premiers cinq cents hommes à Sorel; car, s'ils se rendoient ici, on n’en retireroit peut-être pas deux cents. Il est fâcheux que nous manquions de bateaux ; ils sont tous à Saint- Jean et il y en faut beaucoup en cas de besoin. Les ennemis n’attaqueront pas l’Ile-aux-Noix; leurs gros vaisseaux ne se sont pas embossés devant Québec ; comment des craqguelins se présenteront-ils devant de pareilles batteries ?
Il y a des découvreurs du côté de la rivière Chazy et Châteauguay.
M. de Laubara est arrivé avec les vingt montagnards écossois et un officier, Les soldats, dont il y en a deux qui servoient pour le Prétendant, disent que l’on doit laisser l’Ile-aux-Noix et faire des portages au nord et au sud, L’officier a parlé à Stobot qui avoit été pris à la fin d'août par un corsaire dans le golfe ; il le fit passer pour un boucher de l’armée ; on lui donna et à d’autres un petit canot, et il fut à Louisbourg et, de là, remettre les lettres à M. Amherst, Je suis persuadé que M. Wolfe le prioit de faire quelque mouvement; car à quoi bon de le lui envoyer ? Il auroit peut-être voulu faire diminuer l’armée de Québec. Stobot est embarqué
dans le brigantin de vingt-deux canons. M. de Laubera prétend qu’il y a assez d’eau depuis l’Ile-aux-Noix pour faire naviguer de grosses frégates.
BiGor.
P. S.— M" Péan a l’honneur de vous faire mille compliments.
11 devoit partir aujourd’hui de Terrebonne deux mille minots de farine pour vous. Nous manquerons de vivres, cela ne peut être autrement: on ne bat point, Quard j'aurai ici de vos soldats, je les emmploierai avec des seisents pour courir la campagne.
Par tous les interrogatoires qu’on a faits, l’armée est de sept mille hommes au moins, et elle compte être jointe par celle des Rapides ou, pour mieux dire, de Chouaguen. Celle d'Amherst est en marche depuis le 11. Il y a une uniformité générale sur son départ. Si elle poursuit sa destination, Montréal court bien des risques ; car on n’est pas zélé comme au commencement de la campagne. Il est fâcheux que vous soyez obligé de demeurer où vous êtes.
Pour moi, je pense que Montréal ne seroit en risque qu’autant que les Anglois percassent les Rapides; ce qui n’arrivera pas, à ce que j'espère. Mais, supposé que cela arrivât, je serois d'avis qu’à la dernière extrémité et après tout forcé, on ne capitule que pour Montréal, et que M. de Vaudreuil et moi nous nous retirassions à Jacques-Cartier, Je lui en parlai hier. Le manque de vivres le fait balancer; mais, si je pouvois en avoir jusqu’en février à deux ou trois mille hommes, cela pourroit s’exécuter, et ce seroit suffisant, parce que
prie.
dans le bois.
De Laubara en convient presque.
traiter au printemps à Chouaguen,
l'Europe ne sauroit notre reddition qu’au printemps, temps auquel on auroit dû avoir fait la paix. J’en parlerai aujourd’hui à Cadet. Je crains que nous ne puissions pas faire cet approvisionnement ; Saint-Jean et l'Ile-aux-Noix vont nous consommer tout, et si je pouvois avoir une goélette, j'emporterois les effets en étoffe du magasin. Ceci est une idée de vous à moi, je vous
Les montagnards écossois vont si bien dans le bois, que ce sont les vingt prisonniers de M. de Laubara qui ont sauvé tout le monde, qui ne pouvoit ni marcher ni passer les différents ruisseaux; ils se seroient noyés la plupart sans eux, et l'officier de ces montagnards m'a dit que, s’il avoit voulu, il auroit détruit tout le monde
Montréal, 25 octobre [1759].
Vous verrez par les nouvelles que vous recevrez par M. le marquis de Vaudreuil, qu'il n’y a plus rien à craindre du côté des Rapides, puisqu'il n’y a plus que quatre ou cinq cents hommes à Chouaguen; Johnson est retiré chez lui et qu’il a envoyé un collier à la Présentation, pour inviter les sauvages à venir
La prétendue armée angloise s’est retirée du lac Champlain; car on ne sait plus où elle est,
que
M. de
Vaudreuil va faire rester chez eux les quatre cents derniers hommes Au gouvernement de Montréal pour battre. Nous sommes au moment de manquer de farine et, si, dans les premiers jours de novembre, il ne paroît rien sur le lac Champlain, il sera fort bien de faire retirer des habitants chez eux.
J'ai encore écrit après-dtner à M. La Morandière, pour faire finir le raccommodage de votre maison, que vous alliez réveuir, Le commandement général qu’on a fait a sans doute donné lieu à la plainte que votre maître d'hôtel a faite, que cela n’avancoit pas. La goélette chargée de farine pour chez vous n’est partie qu'aujourd'hui de Terrebonne. Elle a eu des contretemps pour son chargement,
B1GoT.
P,S. —M"° Péan qui est très aise des bonnes nouvelles des Rapides, vous fait bien des compliments.
Marquez-moi, je vous prie, combien il vous faudroit de bateaux pour envoyer vos troupes en quartiers ; ce sera une longue opération. Il faudra faire commander du monde pour vous conduire ces bateaux.
Montréal, 27 octobre 1759.
J'ai reçu hier au soir ka lettre que vous m'avez fait l'honneur de nr'écrire le 24, Vous êtes à même, à présent, de savoir que les Anglois n’ont pas poursuivi leur
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dessein de pénétrer, supposé qu'ils l’aient eu. On a vu hier de la rivière Chazy leurs navires à la voile qui s’en retournoient, M. de Vaudreuil va faire revenir le monde, d'autant mieux que nous n'avons pas de farine pour l’le-aux-Galops; cette aventure-ci nous l’a consommée. Les habitants s’étoient enfin rangés au camp de M. de Rigaud, Je vais les faire battre, aussitôt qu'ils seront rendus chez eux, Les bataillons de Royal-Roussillon et de Guyenne entreront, moyennant cela, plus tôt en quartiers d'hiver.
Il est sûr que nous hivernerons en Canada ; ce qui fera grand plaisir à la cour, et, sans la prise de Québec, no8 pertes seroient peu de chose ; Car nous irions dans les postes du Sud, malgré Niagara aux Anglois ; nous venons d’en recevoir des pelleteries,
Je vous souhaite une parfaite santé, Le temps de votre retour va approcher.
Montréal, 28 octobre 1759.
J'ai recu la lettre dont vous m'avez honoré du 23, avec la lettre de M, Bernier. M. Monckton doit avoir reçu une lettre de moi, au sujet de la caution qu'il exigeoit de ma part pour son déboursé de douze mille livres en faveur de l’'Hôpital-Général, Je lui proposois une lettre de change sur moi-même, pour son remboursement,
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Vous aurez su, à la réception de celle-ci, que tout est tranquille dans ce quartier-ci, et on va lever le camp.
M. de Vaudreuil m'a dit devoir vous écrire pour la fixation des garnisons dans les postes ; il est grand temps. Je compte que vous me ferez l'honneur de me marquer combien il faudra vous envoyer de bateaux pour le déblaiement des bataillons. Le plus tôt ne sera que le mieux, afin de faire commander du monde pour vous les faire passer, ou par ceux qui doivent hiverner à Jacques-Cartier,
La garnison de Québec sera bien forte ; je m’y attendois; je connois les Anglois pour être très méfiants,
Tous les vaisseaux du munitionnaire passeront en France, Vous aurez la bonté de donner un ordre par écrit à M. Canon de prendre à son bord les quatre officiers ou de les distribuer sur les navires de la flotte, au moyen de quoi il sera en droit d’en demander le passage au Roi en France,