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dans certains transports. J'ai été bien surpris que le général anglois ait réduit la ration que nous recevons, tant troupes que matelots et officiers, à dix-huit onces, qui consistent en neuf onces de biscuit et autant de lard, Le capitaine du bâtiment où je suis, à qui je me suis plaint de la modicité de cette ration, m’a fait voir l’ordre qu’il en avoit recu et auquel il se conforme. Plusieurs officiers de terre que j'ai vus, m'ont dit que cette ration étoit de même chez eux, et que leurs soldats s’en plaignoïent amèrement et que M. de Roquemaure devoit vous en écrire. Il y a même des jours de la semaine où, au lieu de lard, on donne un peu de pois. Il est sûr que nos matelots, et même les soldats, ne peuvent se soutenir avec une aussi modique ration; je ne vois pas la raison que le général anglois pourra alléguer pour la justifier, puisqu'il est dit par la capitulation que la ration sera la même que celle que Sa Majesté Britannique donne à ses équipages ; et cette dernière est d’une livre de biscuit par jour, deux livres de bœuf ou une livre de lard, sans compter la bière et autres douceurs,
Il est aussi de plus extraordinaire que le général anglois ait fait donner aux officiers françois une aussi petite ration, qui est moitié de celle des équipages sur les vaisseaux de Sa Majesté Britannique,
Si j'étois à portée d’en parler à Monsieur l'amiral, je le ferois. Vous êtes, Monsieur, sur les lieux, et je suis persuadé que les représentations que vous lui ferez à ce sujet seront écoutées.
Si Sa Majesté Britannique ne fait point de différence
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pour la ration de l'officier avec celle du matelot sur les vaisseaux, il est juste que nous nous en contentions ; mais il ne le seroit pas que nous n’en eussions que la moitié,
M®* Péan qui s'ennuie beaucoup, comme vous le Pouvez penser, me charge de vous faire mille compliments de sa part. Elle est incommodée de la mer, mais pas tant que moi qui le suis continuellement,
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