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affaires vont aussi mal par terre que par mer ; il semble que c’est une décadence générale,
Je crains fort que vous ne soyez vivement attaqué à Carillon.
J'ai reçu la lettre dont vous m'avez honoré le 24 septembre,
Il n’est point venu de lettre sur la promotion. Il est honteux que la cour remette les grâces d’une année sur l’autre pour des officiers qui éprouvent tant de misère et qui servent si bien le Roi. Les deux ministres s'entendent là-dessus.
Québec, 9 février 1759.
Il me suffit que vous vous intéressiez à ce qui regarde M. Pénisseault pour saisir avec empressement les raisons qui seroient en sa faveur, pour le dédommager de la perte qu'il fait sur sa fourniture de bois. Mais je ne saurois lui procurer de dédommagement, quelque bonne volonté que j'aie, que je n’aie une espèce de fondement, Je n’en ai vu aucun jusqu’à présent,
Monsieur le général qui m'a écrit à son sujet, m'a marqué qu’il est vrai que le monde étoit fort rare l’été et l'automne, mais qu'il ne lui en avoit pas demandé; s’il l’eût fait, il n’est point douteux que M. de Vaudreuil lui en auroit accordé, comme il fait ici au fournisseur du bois; car cette fourniture est aussi nécessaire dans ce pays que celle des vivres. Ainsi je ne demande pour le favoriser qu’une raison valable,
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LETTRES DE L'INTENDANT BIGOT 4l
Le marché qu’il a passé en mars est contre lui, puisqu’alors il auroit dû prendre des précautions et prendre des arrangements sûrs avant de le passer ; et, si quelques contretemps les eussent rendus inutiles, s'adresser à Monsieur le général pour avoir du monde pour les réparer (sic). Quoi qu'il en soit, je me propose d'écrire à M. Martel pour voir ce que je pourrois faire cette année seulement; car il faut qu’il tienne son marché les suivantes ; il est à même de prendre ses mesures,
Soyez, je vous prie, convaincu que ce qui vous intéressera me sera toujours cher, personne ne vous étant plus dévoué et n'ayant l'honneur d’être, etc.
Québec, 10 mai 1759.
C'est avec un sensible plaisir que j'ai l'honneur de vous faire mon compliment sur le grade de maréchal de camp que le Roi vous a accordé. Il vous étoit dû à tous égards, et personne, Monsieur, n’y prend, je vous assure, plus de part que moi. Vous verrez par le rapport de M. de Bougainville que vous aurez de la besogne.
Ce qui m’embarrasse, étant bien sûr que pour ce qui vous regarde vous vous en tirerez bien, c’est la subsistance; nous tuerons les animaux, lorsque nous ne pourrons faire mieux, et nous y serons bientôt réduits,
Au Camp, 15 juillet 1759.
J’ai l'honneur de vous envoyer les rames et avirons à main que vous m'avez demandés. Je vous prie de donner ordre de les conserver, parce que nous en manquons,
Au Camp, 16 juillet 1759.
M, ‘le Vienue m* marque que la chaloupe angloise est en bon état ain.’ qu’une berge et deux canots anglois, qu'il a deux pierriers seulement, mais qu’on pourroit remplacer les quatre autres par deux espingoles et deux fusils trompettes (sic), et qu’ils seront en
état aujourd’hui. Je vous prie de vouloir bien détacher le nombre d'hommes nécessaires pour amener ces quatre voitures, si vous les prenez toutes. Vous aurez, s’il vous plaît, la bonté de me faire avertir de l'envoi de ces hommes, afin que je donne ordre de les leur délivrer.
Au camp de la Canardière, le 18 juillet 1759.
Je n'ai point trouvé l’état, que vous me faites l’honneur de m’annoncer, des marmites et autres choses
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nécessaires aux volontaires de M. Duprat. Le sergent m'a dit qu’il lui en falloit cinq; je lui en ai donné le billet.
Je vois avec grand plaisir que vous faites ce que vous voulez des sauvages ; en voilà un beau nombre de partis. S'ils vouloient continuer leur bonne volonté, ils harasseroïent bien les Anglois.
Je crains que votre zèle ne vous emporte trop et que vous ne preniez pas assez de repos. Il en faut cependant à la machine, Je comptois avoir l'honneur de vous voir demain matin; mais j'ai appris par M. de Montcalm que vous deviez monter la tranchée cette nuit ; ainsi je vous conseille fort de dormir tard demain.
Il n’est point douteux que ce ne soit le général Wolfe qui a été appelé à bord de l'amiral, C’est peut-être pour lui communiquer quelque nouvelle venue par mer. Je me persuaderois volontiers qu’ils ne vous attaqueront qu'autant qu'ils recevront du secours,
J'ai fait mes compliments à M"*° Péan, et je lui ai marqué que je n'avois pas l’honneur de vous voir à présent aussi souvent que je souhaiterois, à cause de vos occupations pendant la nuit qui vous obligent de vous reposer le jour, et que je ne veux pas interrompre un sommeil qui vous est aussi nécessaire qu’à nous. J’en ai reçu une lettre ce matin, dans laquelle elle ne vous oublie point, et je m'acquitte de sa commission en vous assurant de mille compliments de sa part,
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Le 28 juillet au soir.
Si on s’étoit adressé à moi pour avoir le mémoire des drogues que vous souhaitez pour les sauvages, vous l’auriez déjà eu à l’'ambulance. Je ne fais que de revenir de visiter nos hôpitaux, et demain vous aurez à midi ou, pour mieux dire, Lajus, les remèdes qu'il demande (sic).
J'ai l'honneur de vous souhaiter le bonsoir.
Le 29 juillet [1759].
J'ai l'honneur de vous envoyer une lettre de M"° Péan.
Vous nous avez donné une alerte hier au soir, mais qui n’a pas duré longtemps.
L'Hôpital-Général m'a fait dire que M. Briault, chirurgien-major, avoit envoyé hier au soir au sieur Lajus ce qu’il avoit demandé en drogues ; ainsi il aura de quoi traiter les sauvages,
Je vous souhaite le bonjour.
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Le 5 août 1759.
Je viens dans l'instant d'envoyer à l'Hôpital-Général chercher les drogues que le sieur Lajus a demandées. Le sieur Briault n’en avoit pas à l'Hôpital-Général ; il a été obligé d'aller en chercher en ville, Dans la route je lui donne ordre d'envoyer par la suite ce qu’on lui demandera pour le Sault, une fois pour toutes,
Je vous souhaite une boune nuit et beaucoup de tranquillité, Les drogues seront portées avant minuit à M. Lajus.
Le 6 août [1759].
J'ai l'honneur de vous renvoyer l'état de M. de Repentigny, signé, pour les souliers; mais il n’y a point de tabac. M. le marquis de Vaudreuil m'a recommandé de garder le peu qui reste pour les sauvages; ainsi c’est une affaire entre vous et lui. Je sens que ces gens-là, ainsi que les volontaires de Duprat, fatiguent beaucoup.
M. le marquis de Montcalm m’a envoyé la déposition du déserteur; il paroît instruit, comme vous le dites, et, comme vous l'avez deviné, M. Wolfe veut vous
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