ATLAS TRES
mme Les I
mettre à la raison à force d'artillerie; mais il n’y
réussira pas.
BiGor.
MR. tbe" DU 25. TS BEN à :
P, S.— M"° Péan m'a chargé, le dernier courrier, de vous faire mille compliments ; je lui ferai les vôtres aujourd’hui par le courrier.
Le 8 août 1759.
J'ai l'honneur de vous renvoyer l'état du sieur Réaume, avec l’ordre pour la délivrance.
Je suis charmé du parti que vous prenez ; quoique votre présence soit nécessaire ici, elle est encore plus de | |] conséquence en haut; car un de ses côtés percé, la colonie seroit bien aventurée, pour ne pas dire perdue,
Au quartier général, le 15 août 1759.
J’ai appris avec un sensible plaisir, par la lettre dont | vous m'avez honoré, votre heureuse arrivée à Montréal, | Vous avez procuré la tranquillité dans les esprits, et ils avoient grand besoin de votre présence pour revenir de la frayeur où ils étoient.
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Je suis charmé que vous ayez été content de M. Martel; je l’avois prévenu d'aller au-devant de ce que vous pourriez souhaiter,
Je vois que vous ne vous proposez de ne faire passer à la tête des Rapides que six cents hommes, lesquels, joints à onze cents du chevalier de La Corne, feroient dix-sept cents hommes, et que vous ferez camper le reste à la Prairie, Je serai tranquille quand vous aurez vu par vous-même ce que c'est que les Rapides ; mais depuis que je sais que vous y êtes, quelque chose me dit que les ennemis ne les sauteront point et qu'ils se joindront au général Amherst. Si en effet vous les y battiez et que le général Amherst n’eût pas percé, comment feroient-ils pour s'en retourner ?
Je suis persuadé qu'après votre visite des Rapides et y avoir ordonné les ouvrages qui vous auront paru convenables, vous irez faire un tour à l’Ile-aux-Noix.
Il paroît que la position que vous avez laissée ici subsistera, M. de Repentigny est sorti la nuit dernière avec quatre ou cinq cents hommes et quatre jours de vivres. Les ennemis sont présentement occupés au nombre de mille ou onze cents hommes, suivant le rapport des prisonniers, à brûler les paroisses qui sont vis-à-vis la Pointe-aux-Trembles jusqu'aux troisièmes concessions, Ces prisonniers, qui sont de cette armée, disent qu’ils doivent revenir après cette opération. Ils voulurent descendre à la Pointe-aux-Trembles, il y a quelques jours; ils furent repoussés par M. de Bougainville; ils perdirent, tant tués que blessés, cent cinquante hommes, suivant ces prisonniers, dans les deux tentatives qu’ils firent,