DUCREST GENLIS
ce 12 octobre 1785.
Ayez donc la bonté de me mander ce que je vous dois pour le petit compte de M. Elmsly et à qui je puis ici remettre cet argent ou si je l’enverrai par une occasion, parce‘que j'en a de fréquentes. Je n’ai point encore reçu ma caisse de cristaux, et je l’attends avec bien de l’impatience.
A Monsieur Forth, Portland Place, n° 35 à Londres.
Mr and Mme de Pont are very sorry not to have honour to see Monsieur FortR..
They live in Burry Street, n° 5, près Piccadilly.
LE puc À N. P: ForRT«.
Fontainebleau, ce 14 [octobre 1785].
Je suis charmé de recevoir de vos nouvelles, Monsieur, car je
trouvais que vous me négligiez un peu. Je vous serais très obligé
de me faire passer, le plus tôt que vous pourrez, la copie de mon portrait par une occasion sûre ; je savais déjà que les 250 qguinées étaient payées, car M. Perrégaux m'en avait parlé.
Quand le dessin sera fait, je vous prierai de faire porter l’original chez le Prince de Galles en lui faisant dire que je le prie de ne pas oublier qu’il n’a promis le sien (1), Je ne compte point
() L’original ne fut remis au prince de Galles qu’au printemps suivant. Un billet du futur George IV, daté de Carlton House, mardi 28 mars 1786, donne pour ce audience à N. P. Forth, « dans le cours de la semaine, le jour qu'it lui plaira, entre midi et une heure ». Placé à Carlton House, le por-
aller en Angleterre avant Noël (1), mais J'espère bien avoir le plaisir de vous y voir dans le courant de février et cela en sera un grand pour moi, car vous connaissez Monsieur, mon amitié
pour vous. Voulez-vous dire bien des choses pour moi à Mme Forth.
Paris, ce 8.
J'ai reçu hier, Monsieur, la seconde lettre que vous m'avez écrite où vous me mandez que vous regarderez comme nulle celle que vous aurez reçue de moi, en réponse à la première, jusqu’à ce que vous ayez une réponse à la seconde. Je me hâte de vous écrire pour confirmer la première réponse et vous prier de la prendre pour bonne et de m'envoyer au plus vite les éclaircissements que je vous demande.
Je vous prie de croire, Monsieur, que je ne me méfie de vous en aucune manière (2), que je compte sur vous et sur votre amitié, mais que je ne traiterai jamais avec qui que ce soit pour des affaires de ce genre, de la manière que vous me proposez dans votre lettre. J'attends votre réponse avec impatience.
trait fut endommagé dans l’incendie de 1820 et passa pour détruit. Le duc d’Aumale le retrouva en 1888, restauré tant bien que mal, dans la galerie de Hampton Court.
(4) La mort de son père (18 nov. 1785) et les premiers soins de la lourde succession devaient reculer ce projet de voyage. Devenu duc d'Orléans, Louis- Philippe-Joseph ne reviendra à Londres que le 19 avril 1786.
(2) N. P. Forth était, selon le mot de Maurepas, un « fier Anglais » dont le prince devait ménager la susceptibilité,