XX.— A Monsieur le Maitre
Elle lui parle de la consolation qu*elle reçoit du bon choix de ses ouvrages, et lui souhaite d'être avocat du conseil de Jésus-Christ pour plaider la cause de Dieu que les hommes ne veulent pas reconnaître.
De Notre-Dame de Tard, à Dijon, ce 28 avril 4 634.
Mon cher neveu. Ayant un si bon nombre de tantes comme vous avez, il m'est venu en pensée que vous pourriez bien en oublier quelqu'une, et craignant que cette disgrâce n'arrive aux plus éloignées, je désire la prévenir et vous ramentevoir que vous en avez deux en Bourgogne qui vous affectionnent au moins autant que celles de Paris, et qui désirent de l'être de vous en même degré que celles-là, à la réserve de leurs mérites; mais, puisque l'amour est aveugle, il n'en faut point chercher, ou si vous voulez qu'il y en ait, vous pouvez y en mettre par la communication des bonnes qualités qui sont en vous, qui nous rendront aussi aimables que vous Têtes à Dieu et aux hommes.
Ce sont les nouvelles que nous apprenons de vous qui nous apportent une extrême consolation, avec Tespérance que nous avons que la libéralité de la grâce vous rendra toujours plus parfait, sa continuation et son accroissement étant une même chose. Nous avons vu ici de Vos œuvres qui surpassent les premières. Vous êtes heureux à rencontrer des sujets de piété, et plût à Dieu que vous eussiez a traiter des choses plus justes et