‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. Faugère (volume 2)Chapitre 19 sur 205 · CCCXCVI. — A Madame de Foix, coadjutrice de Saintes · texte numérisé non relu

CCCXCVI. — A Madame de Foix, coadjutrice de Saintes

Sur les mystères de la luorl el de la résuneclion de Jésus-Chrisl, et sur les menaces de persécution.

Je ne puis douter, ma très-chère mère, que vous ne me pardonniez l'interruption (jue j'ai laile a nos lettres pour le respect des saints jours, qui sont ceux de l'année où l'on a plus d'obligation de cesser toutes choses, pour s'occuper d'un mystère aussi incompréhensible que la murl du Fils de Dieu, que M. Singlin nous a prêché autrelois, que nous de\ons regarder comme le plus épouvantable de tous les mystères, puisqu'il présuppose les rigueurs de la justice de Dieu (jui nous doi\enl faire trembler d'une crainte salutaire, selon que Jesus-Cbrist même nous l'a enseigné quand il a dit : Que si ces choses ont été faites au bois vert, que sera-l-il fait au secy Mais si nous avons reçu les ellels de cette mort sainte, nous aNoiis liioil d'espérer ceux de la résuirection glorieuse, (|ui se «omuiuni- (juent aux âmes a pro|iorti(in de la part qu'elles ont prise aux soulliances de Jesus-(>liiisl, sa nouvelle Me acheNaiit en nous ce que sa mort n'avoit tait que commencer, puisqu il ne sufliroil pas d'être mort au pèche, si l'on ne vivoit a la justice. .Nous sommes donc en un leuips, ma tres-theio merc, ou nous de-

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