CCCLXXI.— A M. de Contes, doyen de Notre-Dame, grand-vicaire
de Paris.
Pour le prier tle travailler à procurer à Porl-Royal la liberté de prendre des novices.
9 octobre \66\.
Monsieur, Il y auroit déjà quehiue temps ijue je me serois donné Ihunneur de vous sujtpher tres-humblement de vous souvenir de nous, si je n'avois cru qu'il ne vous talloit pas presser dans vos j-randes occupations; et (juapres nous avoir donné tant d'heures de votre loisir poiu- vous appliipicr à la visite de ce monastère, il étoit raisonnable de vous laisser (juelques seinaines, et attendre votre connnodilé, avant (jue doser vous solliciter de donner une heureuse lin au travail (jue votre charité vous a fait entreprendre pour cette maison. Je ne puis. Monsieur, (jue je n'es|tère cette justice de voire pari, puis(|u'aprcs la déclaration cpie Sa Majesté a eu la boulé de nous taire par la lettre qu'elle me fit l'honneur de mécrire, du (J mai, qu'elle n'avoit poiul prétendu supprimer noire monaslère par une défense absolut; de ne plus recevoir a 1 avenii' des novices, mais seulement jusqu'au nouvel ordre qui seroit donné par l'autorité ecclésiasli(|ue, lorsqu'il auroit élé pourvu à noire couvent d'un suitéricur ut diiecleur dune capacité et piété reconnues; ce qui nous fut encore conlirmé parcelle ({ue M. LeTellier se domia la peine de m'écrire en même lemps, oii il nous mandoit qu'il ne se pouvoil dispenser de nous dire (jue Sa Majesté n'avoit jamais piétendu nous ôter |)our toujours la faculté de recevoir des pensionnaires et des novices, mais seulement jusqu'à ce que, par lautonlé des grands-vicaires, l\m