‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. Faugère (volume 2)Chapitre 97 sur 205 · XXII. —A Madame la marquise de Sablé · texte numérisé non relu

XXII. —A Madame la marquise de Sablé

Gloire à Jésus au Très-Saint-Sacrement!

Ce vendredi ntalin.

N'ai-je pas eu raison, ma irès-chère sœur, de vous dire que vous étiez une incrédule, encore que je ne susse pas de quoi il s'agissoit; mais je sais votre tentation qui vous porte à vous défier de tout, et de n'épargner pas même en cela ceux que vous honorez de votre amitié. Cessez donc, s'il vous plait, de me faire cette injustice, et commencez à croire que c'a été de la [ilénitude du cœur que nous vous avons suppliée de nous faire l'honneur de venir avec nous, afin (jue nous ayons l'avantage de payer une petite parlie de nos dettes, la plus grande étant écrite sur le livre de Dieu (jui vous en tiendra com|>te. Soyez assurée, ma très-chère sœur, que nous demeurerons d'accord de tout, hormis de renoncer à notre espérance, sans laquelle nous ne pourrions conserver la foi et jiarvenir à la charité, (jui est ractoniplissemeut de la loi el <les prophètes. J'espère, ma Irès-chère sœur, que la vôtre couvriia tous les défaut'* dans Icscpiels nous pourrons loudx'r par la fr ij.'ililé hiMiiaiiie et cpie nous ne c()nMn<'llr(>ns jamais volontaire ment contre l'un des plus grands de nos de\oirs (|iii est de vous rendre toutes sortes de gratitudes.

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