CXV. — A Mademoiselle Pascal
11 faut suivre Dieu. Elle Texhorle à allendre les moments de Dieu, et h renoncer à tout ce qui pourrait la retenir encore dans le monde.
o (loiit 16.j0.
Il faut suivre Dieu et se soumettre aux enipêcheniens que sa providence pernict (jui arrivent. li y a autant de mal à vouloir ftrévenir Uivolonlé de Dieu comme il y en auroil à ne la pas suivre tpiaiid lUc est présente. Peul-èlre avez-vous autrefois résisté a Dieu (\ui vous appeloit, et maintenant que vous voulez aller à lui il ne le permet pas, alin de vous le faire davantaf^e désirer. Mais il faut que ce désir soit de la nature de son principe ; et comme le Saint-Espril, qui en est l'auteur, est un esprit de paix et de douceur, il laul aussi que vous conserviez cette volonté dans la tranquillité de votre âme en ré[)rimant ses mouvemeiis. Je ferai volontiers a Dieu celte protestation (jue vous voulez, et que je ne doute point que vous ne lui fassiez dans le secret de votre cœur, encore que vos sens y réiiugnent,, ou bien il ne faudroil plus (jue vous disiez votre Paler, où Ton demande a Dieu (jue sa volonté soit faite en la terre comme au ciel. Celte demande enferme le renoncement à toutes les volontés (|ue nous pouvons avoir qui ne sont pas conformes à celle de Dieu. Je crois aussi, ma chère sœur, que vous ne voudriez pas que les choses allassent autrement que Dieu ne Tordonnc. puisque ce ne sera pas la relii^ion (|ui vous rendra telle (jue Dieu vous désire, mais la volonté de Dieu qui vous fera èlre religieuse au lemps (ju'il a déterminé pour cela, lequel vous devez ignorer, comme ces heureux momens (jue Notre-Seiyneur disoit a ses apôtres (jue le Père éternel avoit mis en sa puissance.
Je suis hien aise cpie vous ayez prévenu le sentiment de M. Singlin. Vous devez haïr ce génie' elles autres (jui sont peul-èlre causes (pie le monde vous relient, car il veut recueillir ce (ju'il a semé. Notre-Seigneur fera de même quand il lui plaira ; il demandera le fruit de la divine semence (ju'il a jetée
> l.e génie de la poétie.
dans votre cœur qui se sera beaucoup multipliée par la patience. C'est tout ce qu'il vous demande pour le présent.