‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 14 sur 247 · VI.— A Monsieur Antoine le Maitre · texte numérisé non relu

VI.— A Monsieur Antoine le Maitre

(Fragiiieiil.)

Le samedi au soir {avant septembre 1 629).

Monsieur mon neveu, Nous garderons vos papiers

pour les rendre (cà ma sceur voire mère) à. son retour, et eu prendre aussi notre i)art, jiuisque vous désirez que nous soyons du nombre des juges, encore (lue je n'en sois plus capable, élant si préoccupée de l'opinion (|ue vous ne [louvez faire que très-bien (piCj quand il seroil autrement, je ne m'en apercevrois pas. J'espère que je n'en serai pas en peine, et que Dieu vous continuant ses bénédictions, vous fera toujours avancer et non décroitie. Je l'en su|>pMe de tout mon cœur, et (jue vous soyez autant en estime devant les anges (|ue vous êtes devant les hommes.

Je demeure, mon très-cher neveu,

Votre très-alfeelionnée tante et servante,

Sœur Catherine-Agnès, coadjutrice indigne.

' Elle étoil l'aînée des filles dWrnauM d'Anililly.el avail élé mise à IVirt- Royal à \'À'^K il«'(iii7.»' ans, t.'n I62(), |»<>iir y èlrt' élevée par ses tantes.

' Aiilniiie If M litre na(juit le 2 mai IbOX. Il se donna au barreau, Pl plaida deslà^c 'le i\ ans, avec relie éloquence (|ui était comme liérédilaire dans sa lamille. Il lut lait conseiller d'Ktat en Ki.JO ; et l'année suivante, Dieu l'ayant touclié, d renonça au monde, et se retira à l'ort-Koyal, pour y vivre dans la pénitence. On l'olili^jea deux fois d'en sortir; cependant d eut la consolalinn d'v mourir le \ n(i\cnd)re 1»i5K.

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