CXXI.— A Mademoiselle Pascal
Sur le retardement de M. Singliu à se déterminer dans les choses importantes.
8 novembre <650.
Il faut souffrir que les personnes comme M. Singlin, qui craignent de faire des avances en s'engageant aux choses à quoi Dieu ne les appelle pas, ne déterminent rien jusqu'à ce qu'ils aient consulté Dieu plusieurs fois. C'éloit une maxime de M. de Saint-Cyran, qu'il falloit parler cent fois à Dieu des choses importantes avant que de les résoudre, et cela par imitation des grands retardemens que Dieu a apportés dans ses plus grandes œuvres.