‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 179 sur 247 · CLIII. — A MADAME DAIMONT. >itîl · texte numérisé non relu

CLIII. — A MADAME DAIMONT. >itîl

mère dans une grotte quelle ne choisit pas, mais la prit [)ar nécessité; |iour nous apprendre à accepter tout ce (|ui nous arrive, qui n'est jamais casuel à l'égard de Dieu, puisqu'il ne tombe pas un de nos cheveux sans son ordre.

Pour ce (jui est du vœu d'obéissance que vous avez fait à monsieur le théologal, vous y êtes obligée pendant que vous demeurez dans l'état où vous êtes ; mais étant appelée de Dieu à la religion qui est un état plus parfait et (|ui enferme une obéissance jibis étroite, ce n'est pas blesser votre vœu, mais plutôt le perfectionner de vous faire religieuse. Je ne vous dis pas cela de moi-même, mais après avoir consulté des personnes en qui vous devez avoir créance. Daillcurs vous avez un avan- L'jge, (jui est que monsieur le théolo}j;al niin prouve |)as votre dessein, il veut seulement n'y prendre point de part, c'est pourqu<»i vous lui devez obéir en ne lui <mi parlant point.

Notre mère a reçu votre lettre (|u'ell(' a eue fort agréable, elle vous assure de sa chaiité. Madame d'Aumont est allée à la campagne pour quehjues jours, c'est le sujet pounpioi elle ne vous écrit pas; ce sera pour le premier ordinaire. Je tinis, ma chère sœur, en vous assurant que je suis de tout mon cœur en l'amour de Jésus-Christ, .Ma ties-chere sœur,

Voire très-humble et très-alfectionnée servante,

S(eur Catlierine Agnès de Saint-I*ai i., \{-< ind.

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