CLVI.— A la sœur Elisabeth de Sainte-Agnès le Féron
De Tobli^alion el de l'uliliié que l'on trouve à rendre coinpie de ses actions.
Dimanche matin (janvier) 16o2.
Ma très-chère sœur, Encore (jne vous no rcconnoissiez pas <|uo cela vous serve de rendre compte de votre état tous les jours, ou bien de deux jours l'un, vous ne devez point laisser de continuer, sachant bien que cela est afrréable à Dieu, |)uisque c'est une prati(juc d'Iiutnilité et (rassujetlissement, et que la moindre chose (\ue l'on fait pour Dieu avec persévérance profite toujours beaucoiq>, puisqu'il a dit (|ue celui fjui donne un verre d'e;iu froide en son nom ne demeurera point sans récompense. Ce (jue vous donnez en faisant cela n'est (|ue de l'eau, puis(|ue ce ne sont (|ue des fautes, et celte eau est bien froide, |)iiis(|ue vous les dites sans sentiment ; néanmoins volro inlenlion étant bomie elle sera toujours reçue de Dieu. Pour ce qui est de n'avoir toujours à dire que les mêmes choses,
' Sopur Ann<'-(ierlrnde de Sainl-Atinusiin (ïarnicr.
* Sniir M;id(leiii(' i\o Saiiilc-.MfllIiiile Hkmicis.
^ Sfiiir Marn'-<.harl()lle de Saiiili'-Clitin- Atnauld d'AndilIv.
* S{fiir Miirt^iKTitc de Sainte-Gertrude du Pré.
* Sœur Jeanne de la Croix Morin.