‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 223 sur 247 · CXCVII. — A Mademoiselle Perdreau · texte numérisé non relu

CXCVII. — A Mademoiselle Perdreau

Elle lui donne quelques avis, el des nouvelles de Porl-Royal. (Fers le 10 ou 15 septembre 1653.)

Ma très-chère sœur, J'ai pitié de vous voir dans la lanj^ueur, pour le désir que vous avez de revenir aNCc nous; et je m'en réjouis d'ailleurs |)0ur l'assurance (|ue nous en prenons (jue voire cd'ur est attaché à la vocation que Dieu vous a donnée, jinisque vous êtes hors de là en un état violent. Que si votre liniidilé vous rend encore interdite à votre retour, nous y aurons moins d'égard, puisque ce ne sera rien qu'un contrepoids à votre zèle, et comme de la cendre sur le feu pour vous tenir dans l'humilité. Vous ne devez pas vous n-tirer de la comnuinion tant que vous faites, principalement étant retirée counn(; vous êtes; vous la devez faire les dimanches et les fêtes, et le j('udi (jiKind il n'y a p^int de fête dans la semaine. Tous vos exercices vont fort hien; ne vous y attachez pas trop néanmoins i)Our les faire aux mêmes heures (juand il vous arrivera (pielque engagement à autre chose.

Vous avez fort hien deviné (pie ma so'iu' Marie-I.uce étoit une des novices ; (.'lie ne l'a |ias été néamnoin.s, parce cpi'eii même temps il lut nécessaire d'envoyer des sieurs à l*ortlU)yal-des-(;hamp<, où il y avoit (piantité de malades, et on l'a choisie pour cela parce (ju'elle est de hou service, et on a cru (|ue ce retardement pour un tel sujet la disposeroit encore mieux. 11 n'y a eu que ma sœur IMiilheite <|ui a pris Thahit;

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