‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 35 sur 247 · XX. — A MUNSIELU LE MAITRE · texte numérisé non relu

XX. — A MUNSIELU LE MAITRE

plus saintes prises dans les lois divines, et non huniaines; je m'assure que vous y auriez encore meilleure fîràce, et que vous réussiriez plus lieureuseuieiit à pl.ùtier la cause de Dieu que les créatures ne veulent pas reconuoîlre pour Père, que celle d une fille que sa mère ne veut pas avouer pour son enfant. Mais on ne se fait pas avocat de Dieu par soi-même, il faut être choisi de lui, et appelé comme Aaron. Néarmoins, puisque saint Au},Mislin dit à ceux qui ne soûl pas tirés, (ju'ils prient afin qu'ils le soient, je m'en vais demander à Jésus-Ch^i^t (ju'il vous lasse avocat de son conseil, afin que vous remportiez pardessus votre aïeul (pii l'a été dun roi qui n'est plus, ni lui aussi, et vous le seriez toujours de celui qui ne finit jamais. Je doute bien loutel'ois si ma prière sera exaucée, parce que je ne suis pas ferme en la foi. Votre àme ( st entre vos mains, et il est juste que la disposition vous eu soit laissée, et (jue personne n'entreprenne de vous persuader, (|ue celui de (|ui les lois couvertisseul les cœuis, leur faisant vouloir ce (|u'il veut avec une suavité admirable. Quelque disposition qu'il fasse de vous, mon cliei' neveu, ou (jue vous fassiez de; vous-même, nous en approuverons lacouduite, sachant bien (juesou amour sera le principe de ses desseins sur vous, et votre fidélité à son ordre le sujet de votn; élection quelle qu'elle puisse être. — Je me réjouis avec vous île la consolaliou (jne vous donnent mes neveux, vos frères, d'être si portés au bien comme ils sont. — Ma sœur se trouve heureuse dans ses disgrâces d'avoir des enfans de bénédiction de (pii elle reçoit toute sorte d'obuissance. il y en a un (juelle loue par-dessus tous les autres, en disant qu'il vous ressemble; et moi je désire, puis(jue vous n'avez point d'aîné, (jue vous resseud)liez à celui (pii est le premier né (le toute créature en ce que nous pouvons lui être semblables. Je suis, etc.

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