XXXVIII. — A Monsieur Arnauld d'Andilly, à Langres
Elle lui lémoigne la joie qu'elle a eue de voir M. Isaac Arnnuld et M- de Séricourt qui, fails prisonniers de guerre, avaient réussi à s'échapper du rhàleau où ils étaient enfermés '.
De Notre-Dame du Tard, ce 26 mai <63o. Mon Irès-cher frère, Je m'estime heureuse de rencontrer celle occasion de voiis aller saluer très-humblement en qualité de notre voisin habitant de notre province, et dans le bercail de notre même pasteur. Ces conditions mériteroient plus d'étendue que l'on ne me donne le loisir, que je veux employer à vous dire la joie que nous avons eue de voir en notre grille des personnes que nous croyons plus enfermées que nous, sinon que leur prison n'étoit pas volontaire comme la nôtre. Nous sommes fort glorieuses d'avoir donné cette nouvelle à Paris, et j'aurai une bien plus grande satisfaction si vous l'apprenez de nous, de qui vous serez assuré de la santé de ces pauvres réchappes du naufrage, qui ont l'esprit plus libre que le corps,
» En |()37, de Séricourt, n'étant âgé que de 26 ans, renonça au monde, et \inl i-e joindre à sim frère aîné, le Maitre, et fut comme lui solitaire à Port-Roval. il est mort le 'i oclobre in^lO, âgé de 39 ans.