‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 66 sur 247 · LETTRES DE LA MÈBE AGNÈS · texte numérisé non relu

LETTRES DE LA MÈBE AGNÈS

ni lé, ne les souffrons j)as avec tant de répugnance. C'est le moyen dont Dieu se sert pour nous détacher du inonde, de qui Ion feroit une idole sil'onne venoit àconnoîlre qu'il n'est que poudre et cendre. Autrefois Dieu promeltoit les biens de la terre et une longue vie à ceux qui gardoient ses commandeniens; maintenant Jésus-Christ ne donne à ses serviteurs que des persécutions et des traverses, afin qu'ils désirent la vie éternelle qui vaut mieux que tout.

Je m'emporte insensiblement, mon cher neveu, à vous dire ce que je dois apprendre de vous; mon intention n'a été que de vous faire voir que dans ma propre douleur je n'oublie pas la vôtre, ni à demander au Fils de Dieu qu'il la soulage en vous faisant la grâce de lui rendre par elle ce qu'il demande de vous. C'est,

Mon très-cher neveu, votre, etc.

Sœur Agnès de Saint-Paul. I. R. B.

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