‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 79 sur 247 · L.— A MONSIEIR SINGLIN · texte numérisé non relu

L.— A MONSIEIR SINGLIN

s'éloitenliùroiiiont dopriso, mais par embarrassemeiit, ne pouvant concevoir qu'il fallût se séparer si manifestement: et je ne l'ai fait qu'à force (lu'on m'a entrejirise la-ciessus; ce que M. K. faisoit avec i>eine, et en me disant (|ue ce n'étoil pas a lui à me dire cela; mais je le priois toujours de continuer et d'avoir égard à mon aveuylement. Je vous fais la même supplication, mon i)ère, et vous supplie très-humblement de l'accepter en considération de M. R. qui me trailoit ainsi, et ne s'est point rebuté de mes rechutes (jue Dieu permet, connue je crois, pour m'humilicr:caril est vrai que je métonne comme il est possible de se tant méprendi e sur des sujets dont on est si bien instruit; mais connue il faut {j^ràce pour chaque action, il faut aussi une lumière particulière i)our chaque rencontre. Je vous ai dit ma faute simplement, sans vous faire connoî- Ire le sentiment que j'en avois, (|ui est tel que vous le dites, me regardant comme si c'éloit moi-même qui eusse connnunié en mauvais étal, et je ne sais si Dieu ne ma point regardée de la sorte dans la connnunion (pie je lis ce jour- là. J'ai à vous demander très-humblement pardon de deux fautes que je fis hier à voire égard, mais le tcmits ne me le permet pas, étant l'heure du chapitre, i)0ur le(juel je vous demande votre bénédiction, s il vous plaît.

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