LIV.— A Monsieur Le Blanc, officiai et grand vicaire de
l'archevêque de Paris.
Pour lui «leiiiaiidcr la permi^siini de recevoir îi Port-Royal la mère-prieure de Saint-Aubin ^.
Du .\oln-f)(tmr cU- l'oit-noijal. cp 22 (lOiU Ifill.
Monsieur, La révérende mère prieure de Saint-Aubin étant malade depuis longtemps sans pouvoir être soulagée des re-
' La soMir Marie do Sainle-Maileleine du Fargis lit profession le I I novemhre I(»i0, qui élaille XXIV' dinianelie après la l't'nlecôle.
* Madame de Marlinvillc, prieure de Sainl-Aiibin, ordre de Cileaux, diocèse He Houeii, alla à l'orlKoyal pour y étudier la réforme en l<)2S, elle ne nul y rester alors (pie trois mois. Trois ans après elle y passa huit mois. Toujour» unie h la mère Angélique, elle ne iit jamais rien dans sou monastère sans ra\is de lelle uiere. Kn Kilt, elle lui attaquée d'une maladie extraordinaire pour la<pielle il fallut l'amener ."i Paris. Elle se fit conduire à Port-Hoyal, rt y passa l mois et 12 jours. Klle y munii.! If 4 \ janvier \h\i.
104 l.ETTUES DE LA MÈRE AGISÈS.
mèdes, elle a désiré de se faire traiter par les médecins de Paris; et pour cela nous a fait prier de la recevoir pour six semaines en notre monastère, accompagnée d'une ou deux de ses religieuses, ce que nous nous trouvons obligées de lui accorder, sous votre bon plaisir, ayant une particulière affection à cette bonne mère qui a déjà séjourné deux fois céans, avec votre licence, pour se conformer à nos observances, étant d'un même ordre et d'un même dessein de le bien garder. Je vous supplie donc très-humblement. Monsieur, de nous accorder cette permission qui nous donnera moyen de pratiquer la charité et l'hospitalité, laquelle nous est tant recommandée par notre règle, et dont les occasions n'arrivent que rarement. En attendant ce qu'il vous plaira d'en ordonner, je supplierai Notre-Seigneur qu'il vous conserve pour sa gloire. C'est,
Monsieur, Votre très-humble et très-obéissante servante et fille
en Notre-Seigneur,
Sœur Catherine-Agnès de Saint- Paul, R'® ind.
Et plus bas est écrit :
Ma très-chère sœur.
Puisque vous êtes d'avis d'exercer les œuvres d'hospitalité et de charité à la bonne mère-prieure de Saint-Aubin, comme vous me témoignez par votre lettre ci-dessus, je vous accorde la permission que vous me demandez, en me recommandant à vos prières et celle de votre communauté. Je vous assure que je suis, ma très-chère sœur.
Votre serviteur plus affectionné en Notre-Seigneur,
Le Blanc.
Ce 22 août 1641.