‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 84 sur 247 · LVI. — A MONSIKLK l'vlllti: DE SAIM-CVHAN. lOo · texte numérisé non relu

LVI. — A MONSIKLK l'vlllti: DE SAIM-CVHAN. lOo

serons ])rivées du corps de la clièrc défunte. Si nous étions vraiment pauvres devant Dieu, il lui aiiroit donné la pensée de se donner à nous.

Je ne sais coninienl prendre ce (ju'il vous ])iaîl de nous dire ; c'est un excès de bonté et d'humilité qui ne me permet l)as de me mettre assez bas pour y correspondre. Je sais bien (ju'avcc une àmc comme la vôtre il ne se perd rien, et que la piété et ralîc'clion que vous avez eues pour voire bonne mère doit passer à d'autres, et je reçois avec grande révérence la part qu'il vous plait de m'y donner, espérant que l'esprit de grâce qui a été en elle et qui l'avoit rendue si bonne mère envers ses enfans, passera en vous, et vous rendra doublement père des âmes (jue Dieu vous a données, dont je suis la jiius indigne. Nous avons intention de faire [»our elle comme pour une de nous; ce sera au jour que vous choisirez, auquel j'y pourrai bien a;-sister s'il plaît ;'i hieu. Je vous sujiplie trèshumbknient de prendre quebiue repos et de la nourriture |iour l'amour d'elle (jui désiroit tant votre conservation.

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