‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) [microforme]Chapitre 5 sur 127 · AVERTISSEMENT. IX · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. IX

qui ont honoré l'Eglise avant elle. Ce caractère est une dévotion pratique de tous les jours pendant les quarante dernières années de sa vie, au Sacré-Cœur de Jésus.! Cette dévotion lui fut révélée cinquante ans avant de l'être à la bienheureuse Marguerite-Marie, et quinze ou dix-huit ans avant que le Père Eude, plus jeune qu'elle de deux ans, eût rien écrit sur ce sujet. Elle raconte cette révélation dans sa Lettre CLIIT, datée du 16 septembre 1661 (tome IT, page 195), et elle dit qu'il y avait alors près de trente ans que cela lui était. arrivé. Elle avait donc reçu cette insigne faveur au commencement de sa vie F religieuse, ou même pendant son noviciat, qui avait commencé en 1631 et avait fini par sa profession le 25 janvier 1633. Or, depuis que le Père Eternel lui eût fait connaître son désir qu'elle pratiquât cette dévotion au Cœur de son divin Fils, elle ne manqua pas un seul- jour de faire à la mème heure, c'est-à-dire vers les huit ou neuf heures du soir, l'exercice de dévotion au Cœur de Jésus qu'elle fait connaître dans cette même Lettre. Cette dévotion était devenue comme l'âme de sa piété, son recours dans les difficultés, sa force pour toucher le Cœur du Père Eternel, son grand moyen de vie intérieure, et comme sa respiration spirituelle. Elle en parle souvent dans ses Lettres, et toujours avec feu et ardeur. On peut le voir en lisant les pages 12, 19, 45, 50, 78, 108, 112, 153, 168, 195, 211, 225, 236, 272, 277, 358, 361, 381, 382, 392, 395, 4]3, 420, 421, 543 du tome I°"; 6, 12, 13, 54, 186, 197, 198, 199, 318, 383, 399, 428, 431, 457, 474, 523, 539 : du tome II, outre qu'elle a pu en parler plus d'une fois dans ses formes de

(1) Nous ne prétendons pas, bien entendu, que la sainte Vierge, saint Jean l'Evangéliste, et peut-être quelques autres, comme sainte Marié-Magdeleine, n'ont pas égalé ou surpassé en dévotion et en amour pour le Cœur de Jésus la Mère Marie de l'Incarnation; mais nous disons, en mettant toujours la sainte Vierge hors de comparaison, que rien dans ce qui nous a été transmis par écrit, ou autrement, de la vie des Saints avant cette grande servante de Dieu, n'indique une dévotion aussi continuelle, aussi intense et aussi amoureuse au Sacré-Cœur de Jésus, Ajoutons qu'elle joignait le Cœur de Marie à celui de son Fils.

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