LETTRE CXXIX
A UNE RELIGIEUSE URSULINE, MAITRESSE DBS NOVICES. {La Mère Angélique de la Valliêre.)
Elle lui fait paraître son zèle pour les missions, et lai demande le secours • de ses prières et de celles de ses noTioes, afin qu'il plaise à Diea de les faire réussir.
Ma révérende et trôs-chôre More,
J'ai reçu une consolation toute particulière d'apprendre de vos nouvelles par vous-même. Je n'aurais garde» mon intime Mère, d'attribuer à froideur le silence que vous gardez à mon égard. J'ai trop de preuves de la bonté de votre cœur ; faites ce qu*il vous plaira, j'aurai toujours cette créance, et que vos prières avec celles de vos bonnes filles sont très-précieuses devant Dieu pour le Canada, et en particulier pour notre séminaire. Continuez, s'il vous plait, ou plutôt redoublez votre ferveur, afin qu'il plaise à sa divine bonté de donner sa bénédiction aux missions que l'on va commencer aux nations Iroquoises. Il est sans doute que le diable s'y opposera de tout son possible, comme il a déjà fait. Mais Celui pour l'amour duquel nos révérwds Pères vont s'exposer, est plus fort qu'eux. Il y en a déjà un de parti; deux autres partiront cette semaine avec quelques Français : et si ces commencements réussissent, .l'on y enverra un gros de Français au printemps prochain. Encore une fois» priez Dieu pour ce grand
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dessein. Si j*étais petit oiseau, j j volerais pour y rendre À ma façon mes petits services à notre bon Jésus. Vous apprendrez au long toutes les nouvelles du traité lie paix qui se passa dimanche dernier en présence de plus de cinq cents personnes. Mon intime Afère, obtene2-moi de la bonté divine la grâce de la persévë* rance et de la fidélité à ma vocation à son service dans cette nouvelle Eglise, et je lui demanderai pour vous et pour voire chère troupe, que j*embras8e de tout mon cœur. la véritable sainieté. Cest dans ce sentiment que je continuerai d être dans Famour de notre bon JEsrs votre...