A LA SUPÉRIEURE DES URSULINES DE TOURS
Elle lui témoigne sa joie de son élection à la charge de supérieure.
Ma révérende et très-honorée Mère,
Votre sainte bénédiction.
Je n'ai pas la patience d'attendre les lettres de nos chères Mères de Tours pour leur rendre les témoignages ordinaires de mon affection. Un vaisseau qui va partir me donne une occasion trop favorable de le faire. J*ai seulement su par une voix extraordinaire que la bonté de Dieu a fait ^ le choix de votre chère personne pour gouverner votre sainte Communauté. J'ai été consolée dans la créance que sa divine Majesté a trouvé en vous mie âme selon son cœur, en vous élevant dans une place où votre humilité n'aspirait pas. C'est ainsi, mon ûmable Mère, qu'il traite ses amis et qu'il élève les âmes humbles : que son saint Nom en soit béni éternellement! Dans une lettre que j'ai reçue, je vois clairement que nos Mères et nos Sœurs ont été extrêmement consolées de cet heureux choix. Je me joins i elles pour participer à leur joie et à leur bonheur.
(1) Son humilité est recoramandable en cette lettre, en ce qu'étant supérieure ^^i bien que celle à qui elle écrit, elle lui demande sa bénédiction, et se com- ^^ & son égard comme son inférieur. (Note de Cl. Martin.)
LBTTa. M. II. 22
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