‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) première supérieure du monastère des Ursulines de QuébecChapitre 63 sur 101 · LETTRE CLXXX · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXX

A UNE RELIGIEUSE URSULINE DE TOURS. {La Mère Marie de la Nativité.)

BU6 la félicite de ce qa*elle soit déchargée de la supériorité. — Qae la grftce supplée au défaut de l'industrie naturelle dans les supérieurs légitimes. — Qu'il faut mettre de la différence entre la sévérité et l'exactitude dans on supérieur. — Elle déplore le refroidissement du siècle pour les maximes de FErangile.

Ma révérende et toute chère Mère,

Vous voilà au-dessus des nues de vous voir déchargée

de la supériorité ; et de ma part je me réjouis avec vous

de ce que vous n'avez plus ce pesant fardeau sur les

%ules, et de ce que vous êtes retirée dans votre petit

irfd comme le saint homme Job l'était dans le sien ; je

lû'assure que vous y multiplierez vos palmes comme lui.

Que ne ferez- vous point là, chère Mère, pour gagner le

oœur de Dieu, afin qu'il bénisse la nouvelle conduite

4n11 a donnée à notre sainte Communauté? Celles qui

y sont préposées n'auront pas peu de croix à supporter,

^V^Qt point été jusqu'ici en des charges qui leur aient

!^Q donner des expériences et des lumières pour la

adulte. Mais je me reprends : où les industries natu-

^iles et les connaissances acquises manquent, la divine

^nté supplée quand on entre dans la bergerie par

•^Itii qui en est la porte, par notre bon Jfisus. Or, elle

choisi des âmes sages et vertueuses, qui n'aspiraient

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• ■ la ' .

DE LA MBRB MARIE DE l'INGARNATION. 341

seront plus agréables et le fléchiront plutôt que les miennes.

De Québec, le 9 de septembre 1667.

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