M. II
OnneioQSteroiinoDfl , oà iU n'ont pas été reçus ayee moins d'accueil. Les sanTages les traitent avec tout le respect possible et se font instruire avec une dodliiii merveilleose. Ils les riaient de leurs dtroaiUes si fiusoles (foséoles), et de Uë dinde assaisonné de poisaoo boncané, qui sont leors plos grands festins; car il n*y s point de chair ni de poissons dans ce pays, sinon lonqn'on fait actaellement la chasse on la pêche. Ces deux Pères, aussi bien que les deux antres, font de grands progrès dans la Foi, mais il y a nn malheur qui Isi traverse étrangement; c'est que les Anglais et les Hollandais traitent (vendent) à ces peuples une prodigieuse quantité d'eau^le-vie et de vin dont ils e'enivrent sans cesse. Il s'ensuit de là des batteries et des meurtres continuels, car cette sorte dlvresse les rend brutaux et insensés, en sorte que les Pères même en quelques occasions*, en souffrent de grandes insolences. Ces insultes faites aux Pères donnent bien de la peine au anciens, qui craignent qu'on ne les quitte, et qu'on ne prenne de là occasion de rompre la paix. Ils en ont fait des excuses et tout ce qu'ils ont pu pour essuyer (effacer) cette faute. Ces sortes de boissons sont de graods obstacles à la Foi, et elles mettent les choses en état de ne baptiser que les vieillards, les enfants et les moribonds, jusqu'à ce que ce désordre ait cessé oo diminué. Les cinq nations iroquoises et tous leon bourgs sont infectés de ce poison. Si Manhate, OvàDgè et les lieux circonvoisins appartenaient au roi à» France, l'on ferait de toutes ces contrées une magniâgoa Eglise.
Voici une seconde nouvelle que nous venons d'ap* prendre par le moyen des Iroquois, qui la tiennent dai AjQglais leurs voisins; savoir que la paix est faite entra r^^Q
DB LA MÊRB MARIB DB L*IN0AKNAT10N. 37 1
les Couronnes, et que par le traité la nouvelle Hollande demeure aux Anglais, et que TAcadie est rendue au roi de France. Il y a donc un nouveau général anglais A Manhate, qui a écrit plusieurs lettres aux Pares pour l6s prier d'envoyer des Iroquois pour nous apprendre l6s nouvelles de cette paix, et nous dire qu'il est ami des Français. Il a écrit même à M. notre Oouvornour uie lettre toute pleine d'amitié. 11 ne s'oppose point A ee que les Pères prêchent la foi de nos mynU^rnn aux Iroquois ; mais il n'est pas content que les Kran/^ais de Montréal traitent (fassent le commerce) avec eux, par(;i5 406 cela diminue leur pelleterie, et par conséquent Umr rerenu. Voilà comme chacun cherche ses intérêts.
Le révérend Père Gamier étant heareus^^ment finir A iQoontaé, y a été reçu avec tous les applaudissements Pûssîbkt. La première marqua de hienveillan/^^e 'jrj'on ^ I rendue, a ^ de lui faire une f>elle cbafA^^lle
f^feoras et un logement de même. Tous s^ foui
^Mlnire aTec empnsêement et font de ttr^u^^hn instari- ^i ee qu Achiendasé . cett ainsi f^^'iln ^pp^iU^ut \h 'Nrefti Père Soi^êrieur (Ua M:isio£*.<i , Hé^H aristi ^^*euju arec eux. Le P-^re ..e:.r a -î.t q«3'A';r-,^r*';^i;^ * fcrrirt aiier «a l-wr pajs, I'-aî^» \z^. ^rj% fr^r; y^, *• iTML^V^. é:a;t trr-T^ ^ Qv4'^:: ^* v ' ^^-^
dant les révérends Pères mîssioDnaires, et le priant de soutenir la Foi par son autorité. Dans cette assemblée un excellent chrétien, huron de nation, fit une belle harangue, dans laquelle il dit aux Iroquois qu'ils ne s'imaginassent pas que les Français les considérassent ici comme des esclayes ; mais que TOnonthio dlci, qui est M. le Gouverneur, et le Grand Ononthio de France, qui est le roi, voulaient que leurs enfants et ceux des Français s'alliassent ensemble, afin de ne faire qu'on même peuple. Il fit cette proposition sur ce qu'il i^ appris que Sa Majesté veut, à ce que Ton dit, que \em révérends Pères élèvent un nombre de petits garçons sauvages et nous un nombre de petites filles à la fran . çaise. Si Sa Majesté le veut, nous sommes prêtes de 1faire par l'obéissance que nous lui devons, et surtoina parce que nous sommes toutes disposées à faire ce qtM sera à la plus grande gloire de Dieu. Cest poartan une chose très-difficile, pour ne pas dire impossibles de les franciser ou civiliser. Nous en avons l'expériencv plus que tout autre, et nous avons remarqué que difl cent de celles qui ont passé par nos mains, à peiD<« en avons-nous civilisé une. Nous y trouvons de 1^ docilité et de l'esprit, mais lorsqu'on y pense le moiiw» elles montent par dessus notre clôture et s'en vos/ courir dans les bois avec leurs parents, où elles troo vent plus de plaisir que dans tous les agrémente de m maisons françaises. L'humeur sauvage est faite daJi|^ sorte; elles ne peuvent être contraintes ; si elles lestât elles deviennent mélancoliques, et la mélancolid lai ff i^ fait malades. D'ailleurs les sauvages aiment extraw^ |sb dipairement leurs enfants, et qu^^iià \\a savent qu^ sont tristes ils passent par desB\^i,^^R^3^ft^^«l*^^*^*^^^ pour les ratiiir, et il les fout reud^iss.^^^^^'^^^^'^** P
DE LA MÈRE MARIE DE l'INCARNATION. 373
Horonnes, des Algonquines, des Iroquoises; celles-ci •ont les plus jolies et les plus dociles de toutes. Je ne tais pas si elles seront plus capables d'être civilisées l V^e les autres, ni si elles retiendront la politesse franl çaise d^ns laquelle on les élève. Je n'attends pas cela belles, car elles sont sauvages, et cela suffit pour ne le ï pas espérer. Mais je reviens à nos missionnaires. é Voilà le révérend Père Millet qui part pour les Iroçuois. C'est celui qui vous a rendu visite à Rouen. ■ïl m'a visitée plusieurs fois à votre considération et m'a donné le paquet dont vous l'aviez chargé. Il s'en va offrir Bozk sacrifice avec autant de joie que s'il allait en paradis « Les sauvages l'emmènent sous la qualité d'Achienia«é, c'est-à-dire celui qui est honoré. En voilà déjà six iQi l'ont devancé, de seize que l'on demande; il faut on peu attendre pour le reste, car un ouvrier de l'Evangile n*est pas si tôt formé pour ces peuples barbares.
"Vous vous souvenez bien des travaux que le révérend
Pare Dalais a soufferts les années dernières dans les
eontrées des Outaouak, et comment il fut rejeté, avec
ton compagnon, des sauvages de cette nation quand
tt voulut s'embarquer pour y retourner. On croyait
qu'il était mort, avec le révérend Père Nicolas et un
n Frère, parce que l'on n'en avait point entendu de
[loiiveUes. L'on a appris depuis que ces barbares les
nt dans leurs barques, mais sans provisions ni
odités. Enfin Dieu les a protégés, et après des
inconcevables, ils sont arrivés dans ces grands
fuies pays/ De là ils poussèrent vers les nations
aTaieni déjà en partie catéchisées, où ils ont
beancoup d'âmes à Dieu.
révérend Père Nicolas, nonobstant ses fatigues, Asvena mut ses pas pour amener ici une nation
374 LETTkBS
d0 sauvages qui n'avaient jamais vu d'Européens. Ib ont tous le nez percé avec quelques grains ou poils de bêtes d'une belle couleur qui y sont pendus. Ib étaient très- chargés de castors, qui ont bien accommodé nos marchands. Ils ont été si satisfaits des Français, qu'ils sont résolus de venir ci-après faire leur traite avec eux. Les Outaouak leur avaient fait entendre que les Français les feraient brûler s'ils passaient outre, mais i\f ont reconnu depuis que ces barbares les entretenaient dans cette crainte afin d'avoir leur pelleterie pour rien et de les venir traiter eux-mêmes. Les Pères les ont désabusés, et c'est pour cela que le Père Nicolas les a amenés lui-même pour leur frayer le cheminât^ les retirer de la crainte où ils étaient. Admirez cette.«s charité, il y a trois cents lieues d'ici, et il a entrepri ce long voyage dans la seule espérance de gagner âmes à Dieu. Il les a ramenés avec un autre Père et q Frère coadjuteur, et comme cette moisson est grande, il y en a encore d'autres qui se préparent pour les suivre. La mission du révérend Père Nouvel aux Montagnai et aux nations du nord est florissante. Ce sont les sauvages les plus soumis et les plus dociles pour nos saintsmystères, que Ton ait encore rencontrés. Il y a peu d^ temps qu'il en amena cinq cents à Tadoussac, qaL témoignèrent une extrême passion de voir Mgr notr^ Prélat. Sitôt que Sa Grandeur en fut avertie, elle partie pour aller les visiter et les féliciter de leur soumissio» à la Foi, et pour ne pas perdre une occasion si favorable, elle donna le sacrement de Confirmation à ceux qui se trouvèrent disposés pour le recevoir. Sa charité l'avait porté peu de temps auparavant à aller visiter tous les forts jusqu'à celui qui est le plus proche des Iroquois, où il conféra le même sacrement à ceux qui
DB LA MâRE MARIE DE L'INGARNATION. 375
'] ne l'avaient point reçu. D'autres Pères vont joindre le j Père Nouvel pour accompagner les sauvages dans les ^ bois durant leurs chasses et dans leur hivernement. Les
autres sauvages hurons, iroquois, algonquins, monta-
gûais, seront assistés par nos révérends Pères depuis
Montréal jusqu'au cap de Tourmente et aux environs,
1 durant leur hiver. Ceux qui ne peuvent plus aller à la
^ chasse resteront à Québec, où ils seront soulagés selon
je corps et selon l'âme. Voilà la disposition de cette
^E^lise pour cette année.
L'on a vu en ce pays une comète en forme de lance :
elle était rougeâtre et enflammée, et si longue que l'on
n'en pouvait voir le bout. Elle suivait le soleil après
couchant, et n'a paru que peu de temps, perdant
lueur à cause de celle de la lune.
La terre a tremblé assez fortement au mois d'avril
dernier, et ce tremblement a duré environ deux Miserere.
Il a fait du débris vers le cap de Tourmente, et on l'a
ressenti dans toutes ces contrées jusque dans les Iro-
.. quois. Nous ne nous en sommes aperçus qu'une fois
à Québec, mais il a été fréquent bien avant dans les
î terres, où nous n'avons pas encore appris qu'il ait fait
g du fracas. L'hiver a été aussi doux que j'en aie vu en
« Firance, et l'été aussi chaud et aussi brûlant que dans
^ les îles de l'Amérique. Il n'a presque point plu, et néan-
b ntoins toutes ces saisons extraordinaires n'ont causé
^ aucun dommage aux biens de la terre. Je vous supplie
^ vous ressouvenir devant Dieu des besoins de cette
^lise, de notre Communauté et des miens en particulier.
De Québec, le l'' de septembre 1668.
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^^jsm.TA^.'^^ *j^ v.rjs -s: f-aroriL par InrosLliB Xotr^ V^^^/v? ^ v"^^ ^xnii-râu Piirr ce îtî aie r^v^ je laî^ ';>/,'t <vri<^ :Mii#^ v>c£:ii H:ir^. ra û &iancs pcivr li ooa^ '; 0M ^>. 6^J^^ si^ilKA ; 'Tt^ii^iIL HT ftii i^«K Tiogt-et-on^ f^.;>(r^t^< r,/^a^ri::;/>îr^ tâ&: en pelkSl(^a]laires que dom»^ Uf\n0^, il ^ ;!i ^iorlinzire cf&^iiante à dn-^iuuici^xisq per^ nf*Uf9^, f*A f\n\ est, poar le pays, one charge qui demanda /|^7ff ii/zirin ^t d^n pfîiii^ sans relâche. Vous auriez de- 1*- |mifi'5 A croire crirnbien les affaires 7 sont de difScil9 iti'juptnutff'U'mcjit , cfjpendant Ion 8*en tire, et fmr 1» tnMrUufnUi rlo I>ieu mon esprit et mon cœar sont dans un hunn\ ^r/irid rcpoH que si je n*avais rien à faire, e'fc i|iin iioiiN fuHHumH bien riches. C*est une conduite qo^ Ifi ilivinn honM n toujours tenue sur moi depuis que je ntn (M)tniinN, ni (|uo j*ai expérimentée dès mon enfance, M|»pnyi^<* Hwv 0(^t<o parole de Notre- Seigneur, que celui (fNf *f» rf»M//f» f»M IU(*u fw sera jamais confondu. C'est ce qui ^\\\^ \)\U Irouvor lo» choses d'une même façon, le travai/ ooiwiui^ lo tvpos, ot le repos comme le travail. Dieo
iU
DE LA MÈRE MARIE DB L'iNCARNATION. 377
artout aimable, et ses conduites me sont égaledorables.
i me demandez, dans une de vos lettres, qui est onne qui eut une certaine vision que j'écrivis en ! après le tremblement de terre. Vous avez peutu que c'est moi. Non, Dieu ne me conduit pas tte voie. La personne étant morte cette année, s la nommerai. C'est la Mère de Saintr Augustin, ise Hospitalière. Elle est morte jeune, mais le de vertus. Les grâces que Dieu lui a faites
fondées sur trois vertus, qui sont l'humilité, ité et la patience. Pour vous en donner quelque , je vous dirai qu'il y a quelques années, une
ce pays fut vexée des démons par la malignité tains magiciens et sorciers venus de France (car
les honnêtes gens il nous vient de terrible 3); l'un d'eux la rechercha en mariage, mais ) il était soupçonné de ces maléfices, elle lui fut 3. Il 'en fut tellement irrité, que pour se venger 'efus, il voulut avoir par ses malignités ce qu'il . pu obtenir par la bonne voie. Il y a quelques 1 que je vous mandai cette histoire, je ne la répète Pour faire court, cette fille étant continuellement et agitée des démons, fut mise dans une chambre ^pital où elle servait même les malades; et par
de Mgr notre Prélat, la garde en fut donnée ère de Saint- Augustin, qui y acquiesça avec une ) soumission d'esprit, mais avec une grande lance naturelle. Cette bonne Mère la gardait I; nuit. Le jour le démon ne paraissait pas, mais t il faisait du ravage, agitant cette fille d'une e manière, et lui donnant une vue importune magicien, qui lui apparaissait accompagné de
miifing twasarat, àmm naam bbb Tnimriw dTeofor i0t inrnsir ymm^ ^iSL a^nr snr cette file, étam WD.fUxxs» cuiHaMF BE* flBl& S giii iïSgiiBe cb anit ùmxM M «m. Id» nffiBing flnmgrtB de œ qw cette Mh» lEBrou: «ms -anc 0 nm la poreté de tttté flUe, iii; iggagniMHMifc, fg 11B ionus MàsiBB et la battaient
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nttaïain sur ^ enrw nuniasifiiix jobbe gse c*étaieiit ti» r»iii^s «ïc -wwr xBf ôm -jrtrmrmK SoB eonfeeseoT 2L^ ta* jsjL vrpiae s^ mif- iiiii Jt facaa acâr oomiDe de /«icre I» lïiaçff uTiuif arsc logna. Elle aoaffiait tout
JHTfriTiiiwy ^ n chaiitép
•amép ^ cnâse iie r<s£7st«r. llgr Botn EvAq[ii0 et ao^ eontfggr aawâea gpaia ce fvî se iHHait. et ToulaieDfl prademiBeK qmt ie ttwc âecxorit aecrat I>i6a fortifiiM cette If ère dam ce gnrad traTaîl par le aeecmn da râfé— rend Père de Brébenf, qui loi ajyaraiaaait aoawnt^ et la coDfolait dans aea traTaox. Enfin lea ' démona e0 les magiciens se retirèrent par 1 mterceaaÎQn de ce aainS homme, qui a répanda ffon sang poar le sontien de bu Foi en ce paya. Après tant de victoires remportées aor* les démons par cette Mère, Notre-Seignenr lai a fait^ des faveurs très-signalées, la visitant et la careaaanfcs beaucoup; surtout il lui a donné de grandes victoires aur les maiioa esprits, qui lui ont fait d*étranges guerrea juaqu*à la mort.'
(1) hêê ta?anU motlernaf et surtout les médecins rejettent a priori tovct interventiou, toit des bons^ soit des mauvais esprits, soit mdme de Dieo, àMm tout ce qui touche A l'ordre naturel. Quand on allègue des faits qulls DepsBfw/ eipliquer, ils nient ces faits aussi longtemps qu'il leur est possible. LonqDlif m peufsnt plus les nier, ils aiment mieux en donner une explication qui, pour «si- Nl#M«ii B*a pM !• moindre sens, que d'avouer qu'il pourrait bien j avoÂ' ^
DB LA MÈRB liARIE DB L'INGARNATION . 379
CTest donc à cette grande servante de Dieu que la révélation dont je parlai après le tremblement de terre lut faite; pour moi je ne mérite pas que Notre-Seigneur nie fasse des grâces si relevées et si extraordinaires.
Puisque j'ai commencé à vous parler de la Mère de Saint-Augustin, j'ajouterai ici encore quelque chose.
• foulque chose de surnaturel ou d'extranaturel. Le fait des stigmates de Louise
Lateau en est un exemple entre mille. Pendant plus de six ans, une foule
^esprits forts, les corps savants eux-mêmes prétendirent que la supercherie
Mt trop certaine par elle-même pour qu'il fût à propos de la constater. Puis,
fitnd le nombre des témoins qui affirmaient le fait parut enfin trop imposant,
^ieadémie de médecine de Bruxelles nomma une comxnission qui fut chargée
éê démontrer que tous ces prétendus témoins étaient des imposteurs ou des niaie.
•IfAlheureusêment (pour 1* Académie), la commission fut forcée de reconnaître
iH l^s stigmates étaient réels, incontestables, et tels dans tous les détails que
^*^lx-xiiaient tous les témoins depuis près de sept ans. Les docteurs belges ne
l^ttcft-fc. pas embarrassés pour si peu ; ils décidèrent gravement que la maladie de
ooi^K^ Lateau est une névropathie sttgmaUçtue, Si on leur demande ce que c'est
'^^^^ névropathie stigmatique, ils donneront une réponse ; mais cette réponse
^"^^p^bl dire : nous n'en savons absolument rien. Ces sauvages de l'Amérique
1 ^s^-oyaient que la terre était portée pa^ quatre gros éléphants, et à qui on
i^^k-xida par quoi étaient portés les éléphants, répondirent qu'ils n'avaient pas
0^^ à cela. C'était plus droit et'plus franc.
savants ne veulent pas plus croire aux sorciers et aux possessions des Qs qu'aux stigmates provenant d'une cause surnaturelle ; mais une foule de ^trats, au moyen Age et jusqu'à ces derniers temps, ont déclaré certains B ^^^^md nombre de faits de sortilèges, après les avoir constatés par les enquêtes M 1^1 '^is sérieuses et des dépositions de témoins les plus dignes de foi. N'est-ce iou(2 Tien que cette autorité f Les prétendus savants de l'époque actuelle, qui pvoxaonçent sans vouloir même examiner, méritent-ils plus de confiance f
^^is nous avons une autorité qui surpasse infiniment celle de tous les tribu- 1^^^ et de toutes les académies : c'est l'autorité de l'Evangile, de Dieu même, <pù %*e8t incamé pour détruire l'empire de Satan. Il faut ou renoncer à l'Evangile it tu christianisme, ou admettre la possibilité des possessions diaboliques, et le ^ Uiéme de ces possessions en certains cas. ,l\ faut ou se séparer de l'Eglise, <Mi croire avec elle que les pactes réels et efficaces pour le mal peuvent avoir lieu **^ les démons, puisque telle est manifestement sa croyance. Qu'est-ce que '^ Station de Notre-Seigneur dans le désert, sinon une proposition de pacte ^ lui fat faite- à trois reprises par Satan ?