‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) première supérieure du monastère des Ursulines de QuébecChapitre 70 sur 101 · LETTRE CLXXXVIII · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXXVIII

A SON FILS

Alliance des Français avec les Anglais établis dans la noiiTalle Hdlaods.— Progrès des Missions chez les nations iroquoises, montagnatsat, oatsonk ^ autres plus éloignées. -— Nouvelle comète. «- Nouveau tremblemaot de tinii

Mon très-cher fils,

Celle-ci est pour vous donner des nouvelles de cette Eglise, en attendant que vous en receviez de plot amples par la Relation. Avant la fonte des neigoi le révérend Père Pierron arriva à Québec, où il apporti la nouvelle de ce qui s'était passé chez les Iroquois.IIâ. souffert des fatigues extrêmes dans son voyage; pan» que ne pouvant marcher avec des raquettes, il tombai souvent dans des trous dont ses jambes ont été bleasAi; mais, comme c'est un homme généreux, il a suriiKmtf toutes ces difficultés , en sorte même que l'on nto aurait rien su sans l'homme qui raccompagnait

Il a rapporté que c'était une chose assurée que

DB LA MÈRE MARIE DE L'iNCARNATION. 369

s'étaient emparés de la Noavelle^HolIande et de Il le sait d'original (première source), parce )mmandant l'envoya quérir aux Iroquoîs, où il mission, et étant allé le trouver, il le reçut avec p de civilité, l'assurant de sa protection tandis emps) qu'il demeurerait dans le pays. Il y avait 3 qu'on ne lui avait riçn apporté de l'Europe, n'en avait appris aucunes nouvelles. Le Père pprit et lui donna espérance de la paix, et que ées navales s'écartatit, il pourrait recevoir des issements, car il était dans la disette de beauchoses, aussi bien que ses troupes. Ils eurent e un grand entretien de controverses, après se séparèrent avec de grandes démonstrations . Le dessein de ce général, ainsi que nous appris , était principalement de sonder dans les intentions des Français, parce qu'il craignait irmée française n'allât l'attaquer, comme elle it les Iroquois, ainsi que l'on en avait fait courir

^re a rapporté que les Iroquois l'ont traité, et IX de sa suite, avec beaucoup de douceur, qu'ils t la parole de Dieu avec ardeur, qu'ils voient lisir baptiser leurs enfants et leurs moribonds, 3 que plusieurs adultes reçoivent ce sacrement, couvent exactement à la chapelle aux heures ies pour les prières; et, pour marque de leur ont eux-mêmes fait la chapelle et les logements es dans les bourgs où ils résident. Le Père est iourné, et en a même quatre autres avec lui. ) qui regarde les Agneronnons, où sont les Pères et Perron, révérends Pères Brias et Carheil sont aux

Page 1