‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) première supérieure du monastère des Ursulines de QuébecChapitre 9 sur 101 · Lime expânmente ce qi» Diea loi aivait bit · texte numérisé non relu

Lime expânmente ce qi» Diea loi aivait bit

>.MH«

^. Dtiuws coftttw&tîaiB. DispQKimnn inÉânsnraa

5& La laisiDi p^ïtt ftnawinnp^ et ïmpt^

>4 311^ eagêiàMBa» des ^gnattiw»

Iw** Cînnaw ei&^ se wsiçonii àoa sas ùoiinm

:)« iecài» iir ^a wc^^ccxini « ie Ji gnûiEBï â» la

DB LA MËRB BiARIB DB L*INCARNATION. 39

Treisième état d'oraison.

57. Dans leqnel par une ^râce spéciale que Tâme reçoit par Tentremise de la sainte Vierge, elle est délivrée en un moment de ses crucifiantes dispositions.

58. La grande paix qu'elle possède dans un nouvel amour que le sacré Verbe Incarné lui donne pour ses divines maximes.

59. Le grand amour et union de sa volonté en ce que Dieu fait et permet en elle, hors d'elle, dans les accidents, etc.

60. L'âme ayanl connu la volonté de Dieu, qui veut se servir d'elle, l'exécute avec amour, et sa divine Majesté lui fournit des grâces pour cette exécution.

61. Présence et assistance de la sainte Vierge, qui accompagne l'âme dans cette exécution, d'une manière extraordinaire.

62. L'âme se consume de plus en plus dans les amours du sacré Verbe Incarné. Divers eâets de cet amour consommatif.

63. Les différences qu'il y a de cet état aux précédents, quoiqu'ils semblent avoir quelque ressemblance, au sujet du sacré Verbe Incarné.

Honneur, gloire, et louanges au surador'able Verbe Incarné.

Il me semble, mon très-cher fils, que cet écrit, court, mais substantiel, vous donnera une sufSsante intelli* gence de l'esprit intérieur qui me conduit, en attendant que je puisse vous en donner une plus ample connaissance. Priez le Saint-Esprit qu'il lui plaise de me donner la lumière et la grâce de pouvoir le faire.

ii} LETTRES

Sii aoD saint nom en doit être glorifié. Il m*a fait de grandes et amples miséricordes, auxquelles j'ai été infiniment éloignée de correspondre. C'est pourquoi je crois que sa divine Majesté m'ayant préparé une grande place dans le Ciel si je lui eusse été fidèle, Vaura donnée à quelque âme plus correspondante, et peut* être à ma chère et fidèle compagne, la Mère Marie de Saint*Joseph« Ma privation est grande, mais elle est moindre que je ne mérite. J'aime la justice qui venge les injures de Dieu, et je me glorifierai en cela même quil sera glorifié en ses Saints^ même à mon exclusion. C'est de là que je possède la paix de cœur, quil y ait des âmes selon son divin plaisir. Qa*il aoit b^ni éternellement.

J'avais donné charge qu'on tous envoyât une Gopîe du Y^oii que j ai fait à nos Mères, de la vie et de la mort de notre chère défunte. On me mande qu'on ne Fa pas encore fait« parce que cet écrit est tombé entre les mains du révérend Père Le Jeune. Ce boa Pènre en a pris oe qu'il a voulu pour mettre dans la Relation, aana que je Ten eusse prié. Il m'a beaucoup oblige do le faire, mais il m'eût fait un singulier plaisir de ne point faire paraîti^ mon nom. Moi qui ne savais rien de tout cela, étant lectrice au réfectoire» je me trouvai justement à commencer par cette histoire. Xea eua de la confusion et la quittai pour la faire lire à une autre. Le souvenir de cette chère Mère m*est préoieu\, et je ne pense à elle et non parie qa*avec teudresA^. Dieu noua fasse la grâce de rimiter aûn de pai ticiper Si\x^ biena qu elle pot^ède.

Page 1