A UN£ DAME DE SA CONNAISSANCE
Estime qu'on doit aroir pour la grftce de la vocation à la Foi.
Je ne croyais pas pouvoir trouver le loisir de vous écrire; mais puisqu'il me reste ce petit moment, je ne puis le laisser, passer sans me donner cette satisfaction, et vous donner un nouveau témoignage de mon affection et de celle que j*ai pour vos enfants. Je les pré&ente souvent avec vous à notre bon Jfisus. Car c'est en lui que je vous vois et que je me familiarise avec vous. Aimons sans cesse ce divin Sauveur, qui nous a tant fait de miséricordes, que nous soyons les enfants de Dieu et ses frères par la grâce. Ah! que lui avons-nous fait pour nous avoir choisis à l'exclusion de tant de pauvres sauvages qui ne le connaissent point! Faisons une estime particulière de cette grâce, qui mérite infiniment au delà de toutes nos reconnaissances. N'oubliez pas dans vos prières cette nouvelle Eglise ni les ouvriers de l'Evangile, non plus que notre petit Séminaire, afin que tous travaillent au service de Dieu, et que sa bonté multiplie à l'inQni le nombre de ses enfants. Je suis toute à vous\
(1) Cette lettre n'est pas datée ; mais Cl. Martin la met à cette place.
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