‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) première supérieure du monastère des Ursulines de QuébecChapitre 99 sur 101 · COLARD · texte numérisé non relu

COLARD

DB LA MÈRE IdARlE DE l'INGARNATIQN. 543

Vous nous avez grandement obligées de ce qu'il vous a plu nous donner les habits et les toiles, étant ce qui est très-rare en ce pays. En eflfet, il est très-pauvre de biens temporels, mais très-riche de biens spirituels, la divine bonté les y versant en abondance. Il est vrai que nous sommes plus que suffisamment payées de nos petits travaux, voyant nos chères séminaristes dans le vrai chemin du ciel. Je n'eusse jamais cru que des filles nées dans la barbarie eussent pris des plis comme les filles de France, et très-avantageusement quant à l'âme. Vous l'apprendrez par la Relation, qui vous dira des choses ravissantes des grandes dispositions qui sont dans toutes les nations circon voisines, qui toutes veulent embrasser notre sainte foi. Je conjure Votre Révérence d'employer tout le crédit qu'elle a auprès de Dieu et celui de toutes ses saintes filles. C'est ce que j'attends et ce que j'espère, l'assurant de n'être pas ingrate.

Je la supplie aussi que je me puisse dire, ma trèsrévérende Mère,

Votre très-humble et très-obligée sœur et servante en Jésus-Christ.

Sœur Marie de rincarnation, U, I.

Du séminaire de Saint-Joseph, aux Ursulines de Québec, le 4 de septembre 1641.

LETTRE CCXXV.

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