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Le 15 mai. — Nous n'avons pas eu de nouvelles de M. d’Hébécourt, et par conséquent incertains sur le succès et retour de son parti, et celui de dix Iroquois, partis après lui, avec M. du Fay, volontaire du régiment de la Reine ; mais par celles que nous avons eues de Saint- Frédéric, les ennemis ont plusieurs partis en campagne, puisqu'on à tué ou fait prisonnier un habitant de Säint- Frédéric et trois Allemands écartés, un canounier et deux soldats de Carillon écartés, et ce qu’il y a de plus fâcheux, c'est que nous avons eu une batelée de dixsept charpentiers, allant vers le cap au Diamant, tués ou défaits. Il nous vient d'arriver des lettres des 1ilinois, de la baie Saint-Joseph, la Louisiane, et point de la Belle-Rivière ; ce qu’il y a de fâcheux, c’est que les Iowas ont frappé sur nous, à la Baie, et tué vingt-deux Francois, le commandant a été manqué de peur (sic). Il y a eu aussi vers les Illinois quelques sauvages qui ont tué dex Francois et fait un officier prisonnier.
M. de Macarthy assure envoyer tout ce que l’on a donné pour la Belle-Rivière. M. de la Valinière, prêtre de Saint-Sulpice, prêcha hier contre ceux qui volent le Roi avec plus de vérité que d’éloquence ; je vous écris par M" de Saint-Lue qui va embarquer avec les Anglois. M"° de Noyan est arrivée avant-hier. Les Anglois rétablissent des forts partout, à Théoga et au fort de Bull,
Le 18. — Le convoi est arrivé hier, Monsieur, avec beaucoup de peine, et quoiqu'il ne doive, à ce que m'a dit M. le général, repartir d'ici que dans trois ou quatre jours, je commence toujours à répondre à celle que
vous m'avez fait l'honneur de m'écrire. M, l’intendant m'a répondu sur l’article de la petite monnaie, et envoie en conséquence à M. d'Hauterive. Je vous envoie une lettre, à cachet volant, pour MM. de Roquemaure et d’Hert, que vous leur remettrez après l'avoir cachetée ; vous verrez ce que j'écris à l’un, concernent M. de Clairville, et à l’autre, sur l’état qu’il m'a envoyé, et cela m'évitera de vous écrire les mêmes choses,
C’est un malheur que les trois hommes du régiment de Berry, noyés ; il peut y avoir eu de l’imprudence. Avis pour ces nouveaux venus.
Très bien d’avoir réduit les douze soldats de Berry que l’on proposoit de renvoyer, à deux. Vous verr:z, par ma réponse à d’Hert, que je réduis la Reine à zéro, de même pour Béarn, Royal-Roussillon, la Sarre deux. Le défaut de communication m’empêche pour Guyenne,
Je connois ce petit M. d'Hurtubise, il n’a ni la figure ni la tournure à servir, je le connais bien ; qu’on le laisse à Québec, mais il doit, entre nous, ou demander à faire la campagne, ou à s’en aller à la fin; mais vous pouvez le laisser sans inconvénient avec les deux caporaux de la Reine, et un sergent sur les quatre bataillons, et préférer un sergent qui ne pourroit faire campagne. Je croirais qu’il y en auroit un bon dans Languedoc, dans ce cas. Votre départ et celui des troupes est aussi incertain que peut-être éloigné. Le défaut de vivres fait, avec raison, pousser le temps avec l'épaule; mais vous pouvez avertir vos Berry de se tenir prêts à partir au plus tard deux jours après en avoir recu l'ordre. Je trouve que vous serez bien logé à la maison de M"° de Repentigny. Je crois que je finirai par avoir une trop
grande cage, mais j'ai imaginé qu’il ne falloit pas refuser la faveur de M. l'intendant, occupé de récompenser son riche secrétaire en me logeant plus grandement,
Copie de deux mémoires que j'envoie à M. l’intendant nous mettront en état d'appuyer celui qui regarde la subsistance, s’il y a nécessité pour Québec, et celui de parler comme moi, sur l'article du portage, s’il vous en parloit, ce dont je doute.
Je vous remercie, Monsieur, de la peine que vous voulez bien vous donner pour faire arranger ma maison, Je pense que, quand même vous ne partiriez de Québec qu'au moment du départ des troupes, ce seroit toujours très bien de venir ici recta, de votre personne avec votre canot. Le cheval . cessé à la distribution d'hier : on a donné au soldat, en bœuf frais, pour quinze jours, et du sel ; ensuite, quinze jours de bœuf salé, pour vous seul, car vous connoissez l'esprit des troupes qui en concluroient que le cheval ne doit pas continuer à Québec ; ce qui a valu cette bonne fortune à Béarn, c'est à force de crier que cela valoit mieux que de jeter le trop de bœuf tué.
Depuis ma dernière, en date du 10, il y a eu plusieurs actes de justice, dont il faut que vous soyez informé, d'autant qu’à cette occasion j'ai annoncé ma jurisprudence constante à MM. nos officiers, à M. le marquis de Vaudreuil, qui l’a approuvée. Je vous prie, par forme de conversation, de la notifier aux troupes qui sont sous votre commandement, et de la faire observer, M. de Pons, lieûtenant au régiment, ayant eu quelque chose à démêler vis-à-vis la Salle, tailleur, qui lui parla insolemment, M. de Pons, lui ayant donné un soufilet,
je l'ai mis aux arrêts pour plusieurs jours, et ai été d'avis, vis-à-vis M. de Vaudreuil, de ne pas punir la Salle, dont j'eus requis la punition, si M. de Pons ne se fût pas fait justice, M. du Gros, commandant, par l'absence de M. d’Aureilhan, le quartier de Verchères, ayant porté à M. le marquis de Vaudreuil, aux ordres duquel il n’est pas directement, des plaintes contre des officiers de la côte, au lieu de s'adresser à ses supérieurs naturels et directs, j'ai envoyé M. d’Aureilhan au quartier, y mettre M. du Gros aux arrêts, et je suis mu convenu avec M. de Vaudreuil d'en agir de même, pour toute plainte qui lui sera portée directement, quand même l'oficier auroit raison, et que lui jugeroit à propos de punir lhabitant ; mais qu’aussi, quand je lui porterois des vlaintes, au nom de quelque officier, il puniroit toujours sévèrement, d'autant que je ne les lui porterois pas sur le simple dire de l'officier, mais avec examen, et quand après l’examen je répondrai à l'officier que je n’ai garde de parler de ses plaintes, parce que je les crois mal fondées, c’est à lui à cbéir et de rester dans le silence, Aïnsi, obligez MM. les officiers à s’adresser à leurs commandants, c’est le seul moyen d’être soutenu, d’avoir justice, soit du gouverneur général, soit de M. l’intendant, car at crement nous ne devons les appuyer en aucune facon, et les punir dans le cas , où leurs commandants n’en auront pas la force.
M. le chevalier Guston, protégé de M. le chevalier de Lévis, cadet dans la compagnie de Montanier, au régiment de Guyenne, ayant porté à M. le marquis de Vaudreuil des plaintes contre son capitaine (qui, de vous à moi, n’étoient pas dénuées de fondement), je l'ai
envoyé, avec quatre fusilliers, à M. de Fontbonne, pour le mettre en prison à Chambly, ce que M. le marquis de Vaudreuil et son protecteur, ont très approuvé, Sévérité, punition exacte, aisance duns le service, Poli- . tesse, recherche dans les réprimandes, affectuosité dans les éloges, procurer des grâces, mépriser les jérémiades, nulle rancune ni bouderie contre ceux qu’on a punis et qui en boudent, vivre avec ses inférieurs avec honnêteté, leur donner l'exemple du respect dû aux supérieurs, et qui n’en a pas? M. le marquis de Vaudreuil n'est-il pas le mien, l’évêque dans sa partie, et peut-être M, l'intendant la sienne ? Voilà mes maximes que peut-être je ne pratique, mais au moins ai-je l'intention de les bien pratiquer.
Jusqu'à présent le bœuf n’a manqué à personne. La semaine prochaine, deux par semaine pour les généraux, le marquis de Vaudreuil, le marquis de Montcalm, le chevalier de Lévis, MM. Duplessis, Péan, Martel, d'Hauterive, Deschambault, le major général et Pénisseault, Tous taxés ; le général à cent quatrevingts livres par semaine, votre serviteur à cent vingt, le chevalier de Lévis à cinquante, Il ne donne plus à manger depuis mon arrivée; ce détail, pour vous seul, M. de Vaudreuil a un soupcon de goutte, mais c’est peu de chose. Si ma charge est de lui tenir compagnie tous les soirs, il doit être content, je ne fais que cela, ou parfois et rarement ma chambre, et il me semble que c'est bien pour le service, bien pour moi, car je n'ai rien de ‘plus amusant à faire, Le chevalier a ses soirées en règle, ainsi que ses dîners. Vendredi et dimanche, chez le général; pour moi jamais, ou une fois en trois
mener et en nee en
semaines, Un ou deux jours chez Péan qui a état, et de même chez moi, le reste chez lui seul, depuis qu'il n’a ni Roquemaure ni d'Hert, N'est-ce pas une faute que de vous donner à lire tant de riens, et d’une si mauvaise écriture ? Heureusement vous avez du temps de reste.
On part pour les z1ys d’en haut, ces jours-ci. M. de Malartic se charge de vous envoyer le jugement de deux soldats de Béarn, exécutés pour désertion, communication aux quatre bataillons.
Le 19. — Nous avons eu, hier au soir, des lettres de Frontenac et de la Présentation : par les premières, les Agniers ont répondu, le 10 novembre, au collier que les Iroquois du saut Saint-Louis leur ont envoyé pour les détacher et ramener à Ononthio honnêtement, et inviter les Iroquois du Saut À envoyer ce printemps des députés tenir conseil général à la cabane des Onontagués. Conseil de Johnson pour donner marchandises, vivres, exagérer notre misère; dire que le Roi d'Angleterre vouloit la paix, mais que les seigneurs anglois s’y sont opposés; qu'on a trouvé la passe de nos vaisseaux, qu'on en a pris trois, portant des lettres du gouverneur général. qu’il est arrivé aux Palatins des coquins qui avaient voulu se livrer à Ononthio, qu'il est, à la vérité, très peiné du malheur qui leur est arrivé devant Louisbourg. Par les nouvelles de la Présentation, des deux partis dont je vous ai écrit, il y a longtemps qu'ils étoient en campagne vers Corlar; l’un est revenu avec trois chevelures, ayant fait abandonner quatre habitations et tuer des bestiaux; l’autre, qui avoit chaussé
les mitasses, il y a six semaines, et que je croyois bien loin, ne fait que de partir, au nombre de quatre-vingts guerriers, avec MM. Sacepée et Lorimier,
Je vous prie, Monsieur, de demander à vos bataillons un état des hommes perdus, depuis ma dernière revue d'août, au camp, et de septembre pour Berry, en marquant à côté nos désertions, congédiés, ete, pour voir si cela fait le nombre total, Vous ne m'avez jamais répondu sur l'article de la poudre et balles, dont M. de Vaudreuil doit avoir envoyé l’ordre à M. Le Mercier, pour en délivrer quand vous en demanderiez, pour faire tirer les troupes. Je vous prie, Monsieur, de faire bien des compliments à M. le chevalier Le Mercier; et lui accuser la réception de sa dernière lettre du 13, comme je n’ai pas l'honneur de lui répondre
Le 18 mæi. — J'ai l'honneur de répondre à la lettre que vous m'avez fait celui de m'écrire le 19, Je pense comme vous sur les dispositions des Anglois, Les nôtres, d'hier au soir, sont changées forcément, au grand regret de M. de Vaudreuil.
Languedoc, son piquet, passe à Carillon, La Reine, à Saint-Jean, où il épargnera demi-livre de pain par jour; le détachement d'ouvriers, cadets de Jacquot, envoyés chez eux à Québec; idem, pour la plus grande partie des ouvriers de M. de Lotbinière, qui part, ce matin, pour Carillon, effrayé de voir qu'il ne pourra travailler ; la milice revient, relevée par Roux, ancien cantinier, Je vous prie de dire à Pontleroy, à qui je n'écris pas, que Louvicourt reste à Saint-Jean; mais qu'à l’arrivée de Jacquot, Bonafoux revient : ce change-
ment de dispositions, que je vous ai écrit: 1° au premier piquet de Languedoc, de cinquante ou soixante hommes, deux iieutenants, qui seront Pradet et Castels, que j'enverrai d'ici, s'il n’y avoit que vingt, trente ou quarante hommes, deux bons sergents; Castels les iroit joindre à Chambly. J'ai recu une lettre de M. Joannès, à qui je n'écris pas, mais vous lui ferez part de cet arrangement, M. de Trécesson restera à son bataillon ; dès que M. de Roquemaure ne passe pas à Carillon, je désire conserver le commandement à M. d'Hébécourt, qui s’en acquitte très bien, M. et M"° d’Ailleboust arrivés d’avant-hier ; la dame bien accueillie de M"*° de Vaudreuil, sa marraine, et dès le jour de son arrivée, d’un petit dîner fin chez Péan, à porte fermée, où il n’y avoit que M. le marquis de Vaudreuil, M. Deschambault, M, le chevalier de Lévis et M, Péan.
Les nouvelles de Carillon du 13 mai: les dix-sept soldats tués, quasi tous charpentiers, dont sont : L’'Espérance, excellent sergent de Guyenne, douze soldats des nôtres, deux de la marine, un Francois employé, et un habitant, appelé la Framboise. M. de Langy a ramené deux prisonniers qui n’apprennent rien. Le sieur de Fay, de la Reine, est revenu avec les Abénakis, a fait trois chevelures, dont une des Mississagués, Langy est reparti. Je vous envoie, Monsieur, les passeports nécessaires pour faire embarquer sur le premier bâtiment, M. de B...; si vous partiez avant, vous les laisseriez à M. Dcreil. Beaucoup d’agitation dans les Cinq-Nations, vrais Hollandois de l'Amérique,
L'abbé Piquet, sorti du fond de sa retraite, a puru, ce matin: c’est un seigneur de la cour, mécontent, qui à
passsé deux mois sur ses terres ; ainsi de Dumas aux Trois-Rivières,
Le 21, — J'ai l'honneur, Monsieur, de vous adresser deux lettres que vous lirez et cachèterez avant de les remettre, pour MM. de Roquemaure et d’Hert, des lettres à faire rendre à MM. de Manneville, Joannès et Arnoux, Je vous envoie aussi quatre lettres pour MM. de Paulmy, de la Ferre, de Gouy, et la quatrième, pour le premier commandant ou commissaires de guerres, de la première place en France. Comme elles ne regardent toutes quatre que la personne de M. de Clairville, il faut l'en rendre porteur au moment de son départ; la lettre première, au commandant ou commissaire des guerres, est afin qu’on lui donne juste pour faire son voyage, et se rendre aux Invalides. Je vous adresse aussi les deux permissions pour se retirer en France ; à MM. de Clirville et de Godonèche, avec les deux passeports de M. le marquis de Vaudreuil, pour qu'ils soient embarqués. M. l’intendant règlera leur embarquement, M. de Vaudreuil lui en écrit, et vous aurez pour agréable de faire remplir par M. l’intendant, sur le passeport de M. le marquis de Vaudreuil, le nom des bâtiments qu’il a laissé en blanc.
J'ai l’houneur de vous prévenir que j'écris à M. Doreil pour l’embarquement d’un petit soldat de la Reine, qui est nécessaire aux manchots comme valet, M. de Roquemaure le désire, et pour que tout soit en foru, j'ai envoyé à M. Doreil une cartouche que l’on remplira, et où j'ai mis ma signature au vu. Les mauvais temps retardent les semences; il est parti, ce
matin, dix ou douze Iroquois du Lac, qui vont faire un prisonnier du côté de Lydius.
Le 22 mai, — M. le marquis de Vaudreuil saisit avec facilité incroyable tout ce que les bas valus lui disent, et vous savez, Monsieur, qu’il n’en manque pas. Cependant, vous êtes, je crois, de nous trois, celui pour lequel il réunit le plus d'estime, avec plus d'amitié, Il est vrai, —car je ne veux pas vous donner trop d’amour-propre, — c’est que vous le voyez moins et avez moins à démêler. J'aime mieux être vis-à-vis de lui comme je suis, que comme M. le chevalier de Lévis, pour qui il a plus d'amitié, sans lui rendre autant de justice qu’il devroit, La justification de MM. de Berry est faite, et principalement chez moi, ce qui, pour eux, est l’objet essentiel. La conduite que vous avez tenue pour punir ces jeunes gens, est déterminée avec justice et prudence ; il n’y rien à dire sur MM. de Peilan, Villouraux Coetdivel. Le premier auroit dû nous avertir, Je crois, au moins, que je ne me serois pas conduit différemment de vous, Monsieur, et, peut-être pas si bien. La plainte de M. de Boucherville, singulière; mais chaque nation a sès préjugés en fait de bravoure ; je vois sur ce point le Canadien comme l'Espagnol, l’Anglois point duelliste, et j'y suis bien confirmé par une scène de Rosmordue, avec un jeune homine des bancs de la colonie, D’Hert nous apprend que la Reine arrive aujourd’hui à Chambly. J’envoie le chevalier de Lévis l’établir à Saint- Jean. Cette continuation du nord-est me met au désespoir, si elle finit sans aucune nouvelle de vaisseaux. La
se
paix et notre retour, Nous avons bien débuté, mais à tous égards mangé notre pain blanc le premier.
Qu'est-ce qu’un soldat de d’Asserat, jardinier chez M"° Péan, dont Roquemaure eût dû vous parler ? Ilen est convenu et a dit oubli; on le demande avec chaleur pour quinze jours s’il n’est pas parti. Accordez, je vous prie, ce délai et puis à la première occasion... Péan vient de passer six jours à Lachine, avec la sultane régnante et sa famille (MM. de Villebon, Solvignac, aide de camp); il est attaché à une sœur, Le chevalier de Lévis et la Pénisseault n’y ont pas été; votre départ se diffère, comme de raison, sans savoir quand: mon ennui augmente ; je ne sais que faire, que dire, que lire, et où aller; je crois que je deman“erai à la fin de la campagne brusquement, sottement, mon rappel, sans autre raison qu'ennui, [L'affaire des vivres me tourmente plus, je crois, que ceux qui en sont chargés. Péan part lundi.
Le 22, après l’arrivée de M. Le Mercier, nulle lettre de nos bureaux de la guerre ; sept de M. de Moras, une sur la Rochette, une sur vingt-deux jours de solde, pour huit lieutenants, une sur Chambly, une sur les religieuses, une sur MM. du corps royal, pour ne rien apprendre. et une à M. de Vaudreuil qui ne m'a pas communiqué sa lettre, et qui en est fâché d'examiner avec moi les avantages, le traitement à faire et le choix du sujet, Une lettre de bureau sur le succès du fort George, Beaucoup de relations imprimées, la vôtre à Bordeaux ; en quatrième, mes lettres, en sommant la place, et à Milord Loudon, imprimées. La campagne
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trouvée belle, M. de St... ministre de la guerre, reparle encore de moi aux états assemblés en novembre 1757, comme il avoit fait pour ceux de Chouaguen, en 1756 : Celle de Bougainville, par lambeaux dans la gazette de Hollande, avec un préambule et des changemeuts de Saint-Sauveur,
Les particuliers de la colonie, mal, par la prise des pelleteries. Le chevalier de Lévis, très touché de la mort du maréchal de Mirepoix, Roquemaure de celle de son frère, et moi, d’une sœur que j'aimois bien fort. L'abbé de Bermis, qui m'écrit la lettre d’un homme d'esprit : on vous rend justice ici. J’admire pour moi celle que vous prenez plaisir à rendre aux officiers, qui vous ont secondé dans vos opérations.
Le comte de Montcalm grandit, se fortifie, mange beaucoup. Ma mère s’endette pour le soutenir et moi aussi ; l'armée battue, mais il étoit de la réserve de Saint-Germain, qui a fait la retraite sans être suivie,
Le 22 mai. —J'’ai l'honneur, Monsieur, de vous adresser les ordres pour le départ successif des bataillons de Berry et Languedoc. Vous arrangerez avec M. l'intendant pour les faire partir, les jours, et dans l’ordre que vous voudrez; vous aurez seulement attention de nous prévenir du jour de leur départ et de la quantité de vivres qu’on leur aura donnée. Il me paroît que pour ménager les vivres, l'intention est qu'ils n'aient qu'une livre de pain à leur départ, mais vous pouvez leur annoncer la livre et demie, à leur arrivée à Carillon. Pour ce qui vous regart. Monsieur, votre destination étant pour prendre le commandement des premières
troupes à Carillon vous pouvez faire marcher vos équipages avec tel bataillon que vous jugerez à propos, et venir de votre personne, en droiture à Montréal, dès que tous les arrangements seront pris pour le départ de ces trois bataillons, et que vous aurez donné les ordres à celui qui doit partir le dernier.
MM. de Guyenne s’arrangeront pour partir avec les soldats de leur bataillon, qui sont, par congé, à Québec,. en même temps que le dernier des trois que vous faites partir; ils arriveront encore assez tôt à leur bataillon. Vous en donnerez l’ordre à Manneville.
Le 28 mai. — M. le marquis de Vaudreuil ne peut qu'approuver, Monsieur, que vous ayez toujours fait passer les soldats de Berry, qui ne pouvoient plus subsister chez l’habitant. Ils seront toujours rendus, et vous aurez vu par mes dernières lettres et par les ordres que je vous ai adressés, que tout va se mettre en mouvement; je n'ai rien à ajouter que de vous recomnander, de la part de M. le marquis de Vaudreuil, d’y apporter toute la célérité possible, Vous voyez la nécessité de se mettre de bonne heure en campagne; nous comptons aussi que tout mis en mouvement, vous ne tarderez pas à nous arriver de votre personne, Je compte aussi vous suivre de fort près sur la frontière, si je ne pars en même temps que vous, Monsieur.
P, S, — Voici une lettre de style que je viens de lire à M. le marquis de Vaudreuil, qui vient de dire amen.
Notre affaire du fort Guillaume a fait grand bruit,
Voici, pour vous seul, un extrait d’une lettre du lieutenant de Baschy (sic) 20 février. à
Ne doutez pas de la part que je prends à vos succès, moins en Francois que parce qu'ils sont de vous, à l'égard de ce qu'ils devroient opérer pour vous, indépendamment de la gloire sur laquelle vous devez assurément être content (sic). J’ai cru ne pouvoir mieux faire que
de faire lire vos lettres à la belle dame ; elle ne m'a pas paru surprise à vos demandes, mais elle ne m'a rien répondu, ce qui ne veut rien dire, parce que c’est son ordinaire, Je ne sais s’il vous est très avantageux d'avoir affaire à deux ministres ; celui de la marine peut être plus aisé à manier, mais c’est celui dont vous avez le moins besoin, parce qu’il n’a que droit de représentation pour vous. Je ne crois pas, au reste, qu'on songe à faire de promotions.
Si je savais qu’il fût question de faire quelque lieutenant, je parlerois de vous encore à la belle dame, et je tàcherois d'engager l'abbé à pousser à la roue; il prend beaucoup auprès du maître, il me fit grand peur après la malheureuse affaire de Rosbach, pour votre fils; nous recûmes, deux jours après, la liste des morts,
perdus et blessés à Choisy, et il fut un des premiers,
dont le roi chercha le nom qui ne se trouva point,
On fait grand cas de vous ici; on en parle en très bons termes, à commencer par le Roi, mais il faut que les ministres prennent des voloatés officieuses, sans cela rien ne se fait.