‹ Lettres de M. Olier, fondateur du Séminaire de saint-Sulpice [microform]Chapitre 158 sur 326 · A LA B. M. ELISABETH DE LA TBINITE, PBIEURE DES GABMÉLITES DE BEAUNE · texte numérisé non relu

A LA B. M. ELISABETH DE LA TBINITE, PBIEURE DES GABMÉLITES DE BEAUNE

II lai recommande nne de ses paroissiennes et la prie de loi renvoyer le crucifix ile là ¥. mère Agnès qu'il avait laisse à sœur Marguerite du Saint-Sacrement (2].

[Été de 1648 [3].] Qui a Dieu a tout.

Ma révérende mère,

J'accompagne M™^ de Vassan , notre bonne paroissienne, de ce mot (ju'elle a désiré de moi pour avoir ]ieu de recevoir l'accès qu'elle désire à votre sainte maison. Vous en connaîtrez d'abord la sincérité et la franchise, qui ne désire que se sanctifier en la manière des chrétiens qui s'exercent aux bonnes œuvres.

EUe vous demandera la grâce d'avoir quelque chose qui ait touché à la bienheureuse soeur Marguerite du Saint-Sacrement. Je vous prierai de lui vouloir donner. Et moi, ma révérende mère, je vous demande la

(1) Sur l'autographe conservé au Carmel de Beaune.

(2) On a déjà parlé de ce crucifix laissé par la V. mère Agnès à M.Olier.

(3) Celte date n'est qu'approximative. On ne sait pas au juste le temps où M. Olier redemanda son crucifix, mais il est bien vraisemblable que ce fut peu après la mort de la V. Marguerite du Saint-Sacrement.

grâce de pouvoir avoir le saint crucifix que je lui échangeai en partant, à cause qu'il a servi à la bienheureuse sœur Agnès de Jésus, une sainte de la grâce de la bienheureuse sœur Marguerite, à laquelle je devais beaucoup. Ce me serait une double consolation de ravoir maintenant cette relique qui aurait servi à deux âmes si saintes (1).

Je vous prie me faire savoir en quoi je pourrais être utile à votre sainte famille, désirant toujours avoir part à sa charité et être cru d'elle et de vous le très

humble serviteur.

Olier.

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