SUR CETTE NOUVELLE ÉDITION
Lorsque M. Tronson, en 1672, publia les lettres spirituelles de M. Olier, il ne fit pas entrer dans son recueil toutes celles dont il possédait les autographes, et même il donna rarement en entier celles qu'il jugea à propos d'y placer. Le but de sa publication étant uniquement, ainsi qu'il le disait dans la préface , de donner un abrégé des dispositions et des maximes de M. Olier, tout fut subordonné à ce but.
C'est ce qui porta le pieux éditeur à unir ensemble des lettres, ou parties de lettres, écrites en différents temps, et quelquefois à des personnes différentes, mais qui avaient de l'analogie et, par leur réunion, pouvaient former un enseignement plus complet, sur certains points de la vie spirituelle.
De plus, comme la date encore récente de ces lettres aurait pu faire découvrir les personnes à qui M. Olier écrivait ou dont il parlait, M. Tronson, pour éviter cet inconvénient, eut soin de supprimer les adresses, les détails d'affaires et tout ce qui n'allait pas directement à l'édification du lecteur. Grâce à ces précautions , il réussit à leur donner, si l'on peut parler ainsi, ce caractère impersonnel qu'elles ont conservé jusqu'à ce jour.
Les inconvénients que craignait l'éditeur de 1672 n'existant pas aujourd'hui, il a semblé que la publication intégrale des lettres de M. Olier ne serait pas sans utilité pour l'édification du clergé et des personnes pieuses, peut-être même, en quelques points, pour l'intérêt de l'histoire. T. I. a