‹ Lettres de M. Olier, fondateur du Séminaire de saint-Sulpice [microform]Chapitre 3 sur 326 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

C'est ce qui nous a porté à entreprendre cette nouvelle édition, pour laquelle nous avons eu recours aux autographes et aux anciennes copies des lettres de M. Olier, que le séminaire de Saint-Sulpice possède et conserve précieusement.

La première édition, que les éditions subséquentes (1) n'ont fait que reproduire, renferme deux cent cinquante lettres. Les autographes nous ont permis d'en porter le nombre à quatre cent trente-trois, et de rétablir, en outre, le texte primitif de plusieurs de celles que M. Tronson n'avait pubhées qu'incomplètement.

A ces premières améliorations, dont l'importance n'échappera à personne, s'en joignent quelques autres qui étaient \àvement désirées aussi par un grand nombre de lecteurs.

1° On trouve dans cette nouvelle édition, pour le plus grand nombre des lettres, le nom des personnes à qui çUes furent écrites, et la date, au moins approximative, de leur envoi.

2° Par des notes placées au bas des pages, on s'est efforcé de jeter du jour sur les passages difficiles à comprendre, et pour cela on a indiqué ordinairement les circonstances dans lesquelles M. Olier écrivait, les faits particuliers qui donnèrent lieu à sa lettre et ceux dont il eut occasion de parler.

On n'a pas omis non plus, toutes les fois qu'on l'a pu et que cela a paru utile, de donner des détails biographiques sur les personnes à qui les lettres sont adressées, ou dont il est fait mention.

Cependant, il n'a pas semblé à propos d'étendre les

(1) Il a été donné dans ce siècle au moins trois éditions des Lettres spirituelles de M. Olier. La première, en deux volumes in-12, fut publiée à Paris en 1831, par M. Gaume. Il en parut une deuxième à Nantes en 1851, par les soins de M. Boiteux, prêtre de Saint-Sulpice. Elle forme 2 volumes in-32. MM. Poussielgue frères l'ont reproduite et l'ont fait entrer dans leur collection des opuscules de M. Olier.

AVERTISSEMENT. in

notes explicatives aux locutions et constructions de phrase qui ne sont plus usitées aujourd'hui : c'eût été heaucoup trop les multiplier. Oh rencontre les mêmes irrégularités apparentes dans tous les écrivains de ce temps, ce qui n'empêche pas qu'on ne les lise avec intérêt.

Il est vrai que M. Tronson jugea convenable, dans la première publication des lettres de M. Olier, d'en faire disparaître les mots vieillis et les tournures surannées : en cela il se conformait au goût de son temps; mais aujourd'hui que l'attention se porte vers l'étude de notre langue, à ses différentes époques, on nous pardonnerait difficilement d'avoir rajeuni le style de M. Ôlier, et préféré aux autographes le texte plus ou moins remanié des lettres imprimées.

Mais autant il a paru convenable de respecter le style de l'auteur, autant il a semblé superflu et même préjudiciable d'en conserver l'orthographe. A l'exemple du récent éditeur des Lettres de saint Vincent de Paul, nous avons donc employé l'orthographe moderne, qui facilitera toujours la lecture, et quelquefois aussi l'intelligence de ces lettres.

On a cru enfin qu'il serait agréable aux lecteurs qui ne possédaient pas la Vie de M. Olier, d'en trouver un abrégé en tête des lettres, et la préférence a été donnée à celui que rédigea M. Leschassier, quatrième supérieur du séminaire de Saint-Sulpice et que le P. Giry, provincial des Minimes, fit entrer dans la Vie des saints. Nous le reproduisons textuellement en mettant en note quelques observations qu'il a paru à propos de faire.

Pour faciliter les recherches, nous donnons à la fin du second volume une table générale renfermant, par ordre alphabétique, le nom de toutes les personnes mentionnées dans l'ouvrage et l'indication des principaux sujets de spiritualité qui y sont traités.

Quant au fond de la doctrine spirituelle contenue dans les lettres de M. Olier, la préface de l'édition de 1675,

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